r.48 L’ART UNIVERSEL
vous entretenir, & ensuite vous en donner les véritables pra-tiques, qui toutes font conformes à ce qu’en ont écrit JeanErrard , Marolois , Antoine de faille , Faire {0 Fritach Gold-man. Qui tous ont esté aux occasions , Lc pratiqué ce qu’ilsen ont écrit.
Je donneray encore les moyens de maintenir nos Forte-resses, & de les défendre autant qu’il sc peut , par les soins& les diligences des bons Gouverneurs & Capitaines , quiveulent les garder, malgré les efforts des ennemis.
Puisque j entreprens de parler des Attaques & des Dé-fenses , je dirai du premier j Que chacun sçait que l’on don-ne proprement ce nom d’Attaque , à tout cc que l’on veutprendre par force & par violence, y employant le fer & lefeu, pour s’cn rendre le maistre : comme fait vn Souverain,qui prétend quelques droits fur vn Estât & fur vne Ville,ouíur quelque Place forte, pour avoir ce qui luy appartient; ouqui veut ranger quelques sujets révoltez Le rebelles, à leurdevoir. Pour cela, st vn blocus ne suffit pas, st forme vn sié-gé, il attaque la place, il la prend, & la ruine,s’il veut,com-me vne chose qui est à luy, & dont il peut disposer absolu-’ment.
Pour le second, qui est la Défense, l’experience nous mon-tre tous les jours que chacun adroit de défendre le stcn,Iemieux qu il peut, &que pour se le conserver, il se sert dctoutes les industries possibles, pour ne le céder à d’autres, quequand il ne le pourra plus tenir.
Je ne prétends pas icy parler des différends des particu-liers, qui tous les jours se vuident devant les Juges dans lesBailliages, dans les Prestdiaux & dans les Parlemens: maisfeulement de ceux des Rois & des Souverains, qui pour l’òr-dínaire ne se terminent que par le Droit Canon.
De leurs querelles se forment des desseins, soit sur la pri-.se dc quelques Villes,soit furie stege de quelques Places;