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Fig. 2 . Elévation latérale du portique dorique. A, une des antes.
Planche V.
Fig. i. Chapiteau et entablement.
Fig. 2 . Soffite de l’entablement.
Fig, 3. Profil du chapiteau des colonnes sur une plus grande échelle.
Planche VI.
Fig. i. Chapiteau des antes, et coupe de l’entablement.
Fig. 2 . Coupe du chapiteau des antes.
Fig. 3. Coupe de la corniche du fronton, dans laquelle les modifions sont supprimés.
L’ornement qui sert de vignette, en tête du chapitre (voyez pl. II, figure 3), se trouve, ainsique plusieurs autres fragments très-curieux, incrusté dans la muraille du Catholicon, ou églisemétropolitaine d’Athènes . Le seul rapport qu’il ait avec le sujet de ce chapitre, c’est de présenterla frise d’un monument dorique qui, cl’après ce fragment, devait être aussi remarquable par larichesse des ornements que par le fini de l’exécution , mais dont il n’existe point d’autres restes.Cette manière de décorer les tryglyphes est peu commune et d’un bel effet.
Le cul-de-lampe qui termine le chapitre est composé de différents objets que j’ai rassembléscomme étant propres à éclaircir cette partie de notre texte où il est fait mention de la statue deJulia Augiista. On y voit une représentation exacte de la base de cette statue, et de l’inscriptionquelle porte , laquelle honore Julia Augusta du titre de Providence (voyez pl. II, figure 4)-Comme probablement on retrouvait ici, dans la statue de Julie, le caractère propre à cette divi-nité , j’ai choisi dans les revers de quatre médailles romaines, différentes figures de la Providence,qui peuvent donner une idée, et du sens dans lequel ce titre fut conféré à Julie, et des attri-buts particuliers qui distinguaient la figure sous laquelle elle fut représentée. Deux de cesmédailles (voyez pl. II, fig. 5) paraissent désigner la Providence qui gouverne le monde, car ony voit un sceptre et un globe, qui certainement sont les symboles du pouvoir suprême. Lesdeux autres ont été frappées sous Alexandre Sévère et sous Florien (voyez pl. II, fig. 6 ). Lafigure de la première paraît représenter la Providence qui nourrit la terre, et sans la légendequi est autour, on la prendrait volontiers pour une Cérès. Comme il existe plusieurs statuesd’impératrices qui ressemblent beaucoup à la figure que représente cette médaille, ne pourrait-on pas soupçonner que celle de Julie devait être à-peu-près du même genre , sur-tout si leportique était réellement l’entrée d’un marché ? La figure de la médaille de Florien réunit lesattributs de toutes les autres , et semble très-propre à désigner à la fois la Providence quinourrit et celle qui gouverne le monde.
Les deux têtes représentées dans le cul-de-lampe, sont celles de Livie , femme d’Auguste , etde Julie, fille de celui-ci et de Scribonie ( voyez pl. II, fig. 7 ). La légende qui entoure la tête deLivie est AIB1AN HP AN, ou Livie Junon ; celle qui entoure la tête de Julie est IOYAIAN A4>POAITHN,ou Julie Venus. Ces deux têtes se trouvent sur une même médaille, laquelle fait partie de labelle collection du duc de Devonshire, et a été publiée par Haym, dans son Tesoro Britannico.
M. Le Roi, dans son ouvrage intitulé les Ruines des plus beaux Monuments de la Grèce , adonné deux planches pour l’édifice que nous présentons ici. La première est accompagnée del’explication historique du monument ; la seconde d’une dissertation architectonique sur lesparticularités qu’il y a observées. Il ne sera pas hors de propos de terminer notre chapitre parquelques remarques sur ces planches et sur ces dissertations.
M. Le Roi, page 32, appelle ce monument le temple d’Auguste (0, erreur qui paraît avoir
( 1 ) « Je vais parler de ceux qui furent élevés par les le plus ancien qui soit à Athènes est le temple d’Auguste ,empereurs romains,ou en leur honneur. Entre ceux-ci, Il était prostyle ou amphiprostyle; mais on ne peut dé-