a DE L’AGRICULTURE
dons les plus précieux que la Divinité ait laits
aux hommes.
Bien avant la révolution, les sciences na-turelles s’étaient déjà élevées en France à degrands développemens ; l’agriculture , dontla marche était incertaine, tenta de franchirles bornes d’une habitude routinière pour at-teindre au rang des sciences exactes. Mais lesévénemens qui succédèrent ne purent êtrefavorables à d’heureuses pratiques, car lesarts utiles et nourriciers ne peuvent fleurirqu’à l’ombre de la paix.
Honneur soit rendu au généreux fonda-teur de la Société d’agriculture en France, àLouis XYI, qui créa cette institution en 1784.Ce prince, qui désirait avec ardeur tout cequi tendait à la prospérité publique, voulutassocier ses ministres à ce corps, et il s’ennomma le protecteur. En favorisant ce pre-mier mouvement régénérateur des ressourcesde l’État, c’était diminuer les idées abstraites,qui menaçaient de leur invasion le corps so-cial. Cependant on n’abandonna point lesanciens erremens. Bientôt de chimériques
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