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DE L’AGRICULTURE
loi du dépérissement, sur-tout lorsqu’ellesont à lutter contre des rivalités étrangères, etn’ont pas pour base la production.
Pourquoi l’Italie a-t-elle pu supporter, danstous les temps, des charges imposées et parles vainqueurs et par les vaincus, et pqurquois’est-elle toujours relevée en deux ans des dé-vastations de la guerre ? C’est parce que sesressources se trouvaient en elle-même, et quela richesse territoriale et les denrées d’ex-portation qui en dépendent ont toujoursindemnisé, en peu de temps, ces belles con-trées des sacrifices qu’elles ont dû faire dansles oscillations politiques dont elles ont subiles tristes conséquences.
Ce fut sous le règne d’Auguste que l’on vitnaître les Géorgiques. M. François de Neuf-château , comparant ce beau siècle à celui deLouis XIV , observe que le dernier, si féconden grands hommes , se fit remarquer par sonindifférence pour l’agriculture. Celui danslequel nous vivons ne consacrera pas seule-ment des titres à l’admiration : la bienfaisancequi dirige tous les pas du Monarque, et dont