DE L’AGRICULTURE
4
» haut prix de nos produits à l’étranger qu’il» y a encore un obstacle à l’exportation. »
La France a été obligée de prohiber surcertains points l’importation du bétail, il enrésulte que nos vins ne sont plus reçus parles puissances sur lesquelles frappe cette pro-hibition. Si les cultivateurs, excités à dirigerleurs efforts vers les productions dont la ra-reté encourage l’importation,rendaientcesloisde prévision inutiles, alors l’étranger ne vien-drait plus nous offrir une denrée que nousaurions à un aussi vil prix que lui ; et l’inter-diction cessant, les propriétaires de vignoblespourraient vider leurs caves; ils mettraientun prix aux autres denrées dont ils sontforcés de se priver, et tout le monde y ga-gnerait.
Déjà l’ouverture de différens canaux, endétruisant la nécessité de nombreux roulages,va faire refluer, au profit de l’agriculture etdes remontes, les ressources en chevaux qu’ilsabsorbaient ; des projets de défrichemens etde canalisation pour les landes de Bordeauxet de Bayonne vont offrir une main-d’œu-