ANGLETERRE.
45
Quant à la classe des paysans ou de ceuxqui vivent de leurs travaux manuels, elle està considérer sous deux rapports différens : lepremier, sous celui de l’influence de la légis-lation sur le bonheur individuel ; le second,dans les avantages qu’elle offre à la société, àlaquelle elle procure les alimens en échangedes services qu’elle en reçoit. Le paysan tenan-cier ou journalier est soutenu par le fermierauquel il offre ses travaux , celui-ci l’assistedans tous les temps; la sûreté de leur exis-tence est fondée sur leur mutuel intérêt. Lesort du petit propriétaire qui vit au milieud’une tenure de quelques arpens de terre dontles revenus sont insuffisans aux besoins de safamille est-il plus garanti contre les chancesde l’avenir ? Le lecteur n’aura pas de peine àrésoudre cette question. Quant aux rapportsdu paysan avec la société, il est clair que ce-lui qui produit le plus au-delà de ses propresbesoins est celui qui lui est le plus utile : or, siles petits domaines ne permettent point cettejudicieuse répartition du travail, qui attribueà chaque individu une occupation spéciale ;