ANGLETERRE.
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si le propriétaire ne peut s’y livrer à l’éduca-tion de ses nombreux élèves en bétail, quisont nécessaires aux vastes consommations del’Angleterre ; si, comme dans certains cantonsde la Suisse , chaque propriété offre peu de res-sources au-delà des besoins de ceux qui la tra-vaillent, l’agriculture n’est plus alors, commel’ont caractérisée les anciens, lamère communede tous, et dans cette hypothèse les nombreuxhabitans de l’Angleterre attachés à l’industriese trouveraient constamment sous la dépen-dance des étrangers pour leur subsistance.
Un conquérant peu habile dans la science del’économie politique provoqua chez les An glais les derniers efforts de l’art agronomiquequand il entreprit d’intercepter les moyens decommunication avec eux ; il leur apprit à sesuffire à eux-mêmes. Tel est l’effet des mesuresqui ne sont point sanctionnées par une sagepolitique, il faut qu’il en résulte des suites quiretombent sur celui qui les a dictées (i).