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Tome premier.
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ANGLETERRE.

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si le propriétaire ne peut sy livrer à léduca-tion de ses nombreux élèves en bétail, quisont nécessaires aux vastes consommations delAngleterre ; si, comme dans certains cantonsde la Suisse , chaque propriété offre peu de res-sources au-delà des besoins de ceux qui la tra-vaillent, lagriculture nest plus alors, commelont caractérisée les anciens, lamère communede tous, et dans cette hypothèse les nombreuxhabitans de lAngleterre attachés à lindustriese trouveraient constamment sous la dépen-dance des étrangers pour leur subsistance.

Un conquérant peu habile dans la science deléconomie politique provoqua chez les An­ glais les derniers efforts de lart agronomiquequand il entreprit dintercepter les moyens decommunication avec eux ; il leur apprit à sesuffire à eux-mêmes. Tel est leffet des mesuresqui ne sont point sanctionnées par une sagepolitique, il faut quil en résulte des suites quiretombent sur celui qui les a dictées (i).

(i) M. Say, dans son Traité d'économie politique , cha-pitre XI, dit que Buonaparte navait aucune notion deléconomie politique, quil affectait même de la dédaigner.