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ANGLETERRE,
ils capables de conduire le soc de la charrue?Et serait-il juste, après qu’ils ont blanchi sousle liarnois, de les contraindre à une expa-triation forcée? On ne doit pas le supposer.
Mais l’association qui s’occupe des coloni-sations est une affaire toute privée, elle ne con-traint et ne peut contraindre personne ; ellefournit aux frais de transport et d’entretiendes colons jusqu’aux nouvelles récoltes, et leGouvernement n’intervient que par une pro-tection indirecte. Les exemples des entre-prises de cette nature formées par des Suisses tant au Brésil qu’en Amérique ont appelél’attention de plusieurs écrivains, qui ont pré-senté des tableaux assez tristes et faits pourdétourner ceux que des malheurs politiquesou privés pourraient jeter sur des rivagesétrangers ; mais, d’abord, les premiers colonssuisses au Brésil furent victimes de sa révo-lution , qui les priva des secours et de labienveillance du roi de Portugal ; et les autrescolonies dans les États-Unis , sous le nom dela nouvelle Yevey et de Gand , abandonnéesà elles-mêmes sans le secours et la protection