PRUSSE.
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tut qui y fut fondé le nom de Louisenbourg.
Dans les OEuvres posthumes de Frédéric,on trouve une lettre du n octobre 1773,dans laquelle ce monarque s’explique ainsi :u J’ai été en Prusse ouvrir un canal qui joint»» la Yistule, la Warta, l’Oder , la Niesse et» l’Elbe , rebâtir des villes détruites, défricher» vingt milles de marais; de plus, j’ai arrangé» la bâtisse de soixante villages dans la haute» Silésie, où il restait des terres incultes;» chaque village a vingt familles ; j’ai fait faire» de grands chemins dans les montagnes pour» la facilité du commerce, et rebâtir deux» villes incendiées. »
Les soins paisibles de l’agriculture semblentfaits pour occuper les derniers loisirs d’unguerrier. Frédéric aurait pu, comme Henri IY,après la guerre, s’attacher uniquement à fairefleurir ses états par des encouragemens don-nés à la science agronomique , avec d’autantplus de raison que la Prusse, en général, estplutôt un pays agricole que manufacturier ;mais à l’époque du règne de ce prince, beau-coup d’hommes s’occupaient déjà de répandre