ESPAG.NE.
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truit l’œuvre du passé et l’espérance des biensde l’avenir; elle apporte un fléau que les gé-nérations se transmettent comme un tristehéritage, parce que les promoteurs des mauxqu’elle entraîne se perpétuent dans leurs suc-cesseurs, sur le théâtre même où reposentles mânes de leurs victimes.
Après cette succession de malheurs poli-tiques qui ne peuvent manquer d’avoir of-fensé beaucoup d’intérêts, la recompositiondes élémens du corps social ne peut avoir lieusans la concentration des pouvoirs dans l’au-torité royale, mitigée par la force des lois etdes institutions créées par sa volonté libre ,sans l’abandon des prétentions incompatiblesavec l’état actuel des choses. Si les intérêtsrivaux tendent tous à une prédominance ; sipersonne ne voit la raison de faire des conces-sions, l’État n’est plus qu’une oligarchie anar-chique où chacun, travaillant à la destructiond’un pouvoir, finit par se détruire lui-même.
Pourquoi l’Espagne demeurerait-elle étran-gère à l’impulsion qui porte la plus grandepartie des nations de l’Europe à marcher vers