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Tome premier.
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ESPAGNE .

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une prospérité croissante, à augmenter leurpopulation et à accroître leur force intérieureet extérieure, quand son propre territoire luifournit abondamment les meilleurs produitsque la nature puisse leur offrir? Pourquoiserait-elle étrangère aux beaux arts? N’a-t-elle pas sous les yeux les souvenirs des Ve-lasquez , des Moralès, des Murillo ? Ce se-rait une injuste prévention de croire que l’é-tincelle de leur génie soit éteinte pour cesiècle, sur-tout lorsqu’on trouve dans la fa-mille royale elle-même de nouveaux Mécènesqui, non contens de protéger les arts, leurdonnent encore le modèle d’un goût perfec-tionné (1).

En indiquant les causes morales et physi-ques du peu de progrès de l’agriculture etde l’industrie dans les royaumes d’Espagne ,

(i) L’infant doin Francisco a exposé à l’Ecole de pein-ture , qui est au Cabinet d’histoire naturelle , des pro-duits de ses pinceaux, qui sont d’une touche très-forteet très-perfectionnée, et S. M. la reine d’Espagne y aexposé des dessins qui unissent le goût à la délicatesse.