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Tome premier.
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D’AMÉRIQÛE .en général considérées que par la main-d’œu-vre que les cultivateurs ont les moyens d’yentretenir, l’agriculture ne semble pas avoirbesoin d’être soumise aux règles qu’elle exigedans les contrées de l’Europe où elle doit lut-ter contre de grandes concurrences. Cepen-dant en Amérique , comme dans les pays quis’avancent vers la civilisation, les sociétés pu-bliques concourent avec les particuliers pourtout ce qui peut contribuer à enrichir le sol.

Un ouvrage sur la botanique médicale, enquatre volumes, est sorti des presses de Phi-ladelphie . En 1822, sur cent soixante-treizebrevets délivrés pour inventions, trente-troisappartenaient à l’art de l’agriculture ; et versla même époque, plusieurs demoiselles deNew-Yorck proposèrent une chaîne d’or artis-tement tressée avec leurs cheveux à celuiqui composerait le meilleur ouvrage en agri-culture.

C’est encore à New-Yorck que l’on a fondéun bureau d’échange pour la propagation desdifférentes espèces et variétés de semences.Cette idée m’a paru assez heureuse pour me