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Tome premier.
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I

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çant des côtes contrastent donc avec ceux del’agriculteur. De là, sans doute, une des rai-sons qui rendent ces deux professions oppo-sées dans les rapports de leurs idées, de leursmœurs et de leurs habitudes.

Si j’ai parlé de la cupidité des particuliersrelativement à l’esclavage des gens de cou-leur, il est juste d’écarter toute application quipourrait être dirigée à cet égard contre les* principes du Gouvernement américain, qui,loin de protéger ce honteux trafic, encourageau contraire les émigrations des nègres enAfrique et à Haïti .

Il y a à Wasinghton et à New-Yorck dessociétés pour la colonisation des gens de cou-leur, qui paraissent animées du plus grand dé-sir de servir la cause de l’humanité ; c’est parleurs soins qu’il a été fondé sur les bordsd’une belle rivière près du cap Monte-Serado,en Afrique, une colonie appelée Liberia . Cessociétés ont eu le courage de renouveler àtrois reprises différentes cet établissement :cela prouve leur persévérance. Il y a doncmaintenant en Afrique trois points différens