251
pas basée sur la production et le lieu de sonorigine ; une denrée de médiocre qualité,récoltée dans un terrain qui vaudra par ap-proximation quatre cents francs l’hectare ,paie au fisc, à l’entrée à Paris , autant quecelle de première qualité, et récoltée dansun terrain qui vaut neuf mille francs l’hec-tare : l’une coûte trente francs le tonneau, etl’autre trois cent cinquante francs ; l’une estpour les besoins du pauvre, l’autre est ré-servée pour la bouche du riche ; et cepen-dant , aux entrées, ces produits sont assimilésquant aux droits. Il résulte de cette iné-gale répartition qu’il existe une prime enfaveur des vins de première qualité, qui dé-truit la renommée qu’ont méritée autrefoisces liquides, parce quelle engage le proprié-taire à chercher la quantité aux dépens dela qualité ; il résulte encore un inconvénientnon moins grave, celui d’encourager la frau-duleuse falsification ■, si dangereuse pour lasanté, et qui se fait toujours aux dépens duproducteur et du .Gouvernement, qu’elleprive de ses droits*