Band 
Tome premier.
Seite
252
JPEG-Download
 

252

FRANCE .

Les produits des petits vignobles, rejetésde la capitale par la nature de limpôt, neconviennent plus aux commerçans en vins,qui nintroduisent dans leurs cénacles quedes qualités susceptibles de subir une trans-mutation, et den former différentes espècesà des prix gradués. Heureux encore lindi-gent quand la cupidité ne lui offre quuneboisson faible, et quand elle nest pas ho-micide !

Cest limpôt qui ruine limpôt , et limpôtexagéré détruit la base sur laquelle il est posé.Combien la consommation des vins seraitplus grande , si ceux qui se récoltent dansles départemens que jai cités ne payaient dedroits quen raison de leur qualité; ils peu-vent arriver par eau jusqu a Paris ; ils coûtentpeu pour le transport. Si limpôt était en rap-port avec la qualité de la denrée, le monopolede la falsification cesserait, car le.bénéfice neserait pas en raison du danger ; des vins ordi-naires , mais naturels et convenables à la con-sommation du peuple, prendraient la placede boissons pernicieuses ; lÉtat ny perdrait