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Les produits des petits vignobles, rejetésde la capitale par la nature de l’impôt, neconviennent plus aux commerçans en vins,qui n’introduisent dans leurs cénacles quedes qualités susceptibles de subir une trans-mutation, et d’en former différentes espècesà des prix gradués. Heureux encore l’indi-gent quand la cupidité ne lui offre qu’uneboisson faible, et quand elle n’est pas ho-micide !
C’est l’impôt qui ruine l’impôt , et l’impôtexagéré détruit la base sur laquelle il est posé.Combien la consommation des vins seraitplus grande , si ceux qui se récoltent dansles départemens que j’ai cités ne payaient dedroits qu’en raison de leur qualité; ils peu-vent arriver par eau jusqu a Paris ; ils coûtentpeu pour le transport. Si l’impôt était en rap-port avec la qualité de la denrée, le monopolede la falsification cesserait, car le.bénéfice neserait pas en raison du danger ; des vins ordi-naires , mais naturels et convenables à la con-sommation du peuple, prendraient la placede boissons pernicieuses ; l’État n’y perdrait