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ne retient pas l’eau, elle n’aura pas besoinde sillons, parce que les pluies abondantes,en enlevant l’humus des terres légères quisont sillonnées, ne font que les rendre plusstériles. Les terres fortes sont, en général,meilleures pour le froment ; tnais elles exi-gent des frais plus grands que les terres légères, en ce que l’on ne parvient à les ren-dre productives qu’en détruisant , par desfossés, l’eau qui leur préjudicie ; elles exigentune plus grande quantité de bestiaux de la-bour , parce que le temps où l’on peut lestravailler est souvent très-court ; l’engraisqu’on leur donne conserve un effet plus du-rable que celui des terres légères, mais sonaction est moins prompte. Quand les fumiersqu’on donne aux terres fortes sont gros etpeu décomposés, ils agissent alors sous deuxrapports, et comme excitans, et comme corpsétranger qui tient la terre soulevée, et dé-truit l’obstacle qui s’oppose à l’extension desracines.
Plusieurs particuliers, en Suisse et en Ita-talie, ont pratiqué des desséchemens qui de-