viennent très-dispendieux : pour corriger ledéfaut des terres glaises, ils ont fait ouvrir,dans les mêmes terres, de larges fossés desept pieds de haut, à douze ou quinze piedsde distance les uns des autres; ils les ontfait remplir de pierres ou de gros cailloux àla hauteur de deux pieds et demi ou troispieds ; on donne à ces fossés deux ou troislignes de pente par toise, afin que les eauxqu’ils reçoivent aillent se réunir dans unfossé large, garni aussi de gros cailloux, quiconduit ces eaux et les fait se perdre dans unréservoir, un étang ou une mare. Le profitétant le but de toute opération agricole,c’est à l’agriculteur à calculer si l’intérêt qu’ilpeut retirer de ses frais doit compenser sesdépenses ; il faut des hommes bien exercés etbien intelligens pour exécuter de pareils tra-vaux.
Quant aux engrais, il y en a qui agissentet comme amendemens et comme assolemens :cet article, sur lequel je me propose de pu-blier un traité, mériterait de plus grandsdéveloppemens ; je me contenterai ici, pour