à son service. Arthur Young , en venant enFrance , s’est écrié qu’il ne concevait pascomment les Français , avec un sol si riche,ne réunissaient pas toutes leurs vues sur l’a-griculture; mais Arthur Young était anglais ,et il ne savait pas qu’exciter les Français àêtre agriculteurs, c’était les inviter à conser-ver tous leurs droits politiques.
Les colonies françaises sont avantageusesà l’agriculture, et leur opulence 11e peut quefournir un emploi aux produits de nos arts,et de notre industrie agricole et manufactu-rière ; la reprise des anciens établissemens nepourrait que favoriser l’écoulement de nosdenrées ; mais les probabilités les plus fondéesde succès seraient-elles des motifs raisonnablesde tenter là rentrée en possession, quand ilexiste en Europe , parmi les puissances, deuxopinions inconciliables : l’une qui s’attache àl’ordre de choses anciennement établi, et l’au-tre, qui, fondant par-tout son protectorat, créedes nations, forme des institutions, et chercheà profiter de la civilisation naissante pourétendre les débouchés des produits de son
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