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industrie? Tant que cet étRt de choses du-rera, il n’y aura pas de possessions en Amé rique qui ne soient une illusion,
Saint-Domingue n’est plus ce qu’il étaitil y a trente ans ; les lois, les moeurs, leshommes, tout y a changé, jusqu’au nom decette île.
Mon but étant de considérer les colonieset la métropole dans les rapports de leur in-fluence réciproque sur leur agriculture, sansm’interposer entre une politique moderne etcelle antérieure, j’indiquerai comme un desmoyens de défense ou de conservation lesmoins déplorables celui qui existe dans lafondation d’une institution sage et protec-trice des intérêts de la métropole.
Le Gouvernement a besoin, dans ses pos-sessions transatlantiques, d’hommes de cou-leur capables de régir une habitation, et quiaient pris, avec les habitudes de la religion,de l’ordre et de l’éducation physique et mo-rale , le sentiment de l’attachement pour lamétropole. En formant dans la contrée laplus méridionale de la Provence ou dans l’île