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mens, ont défendu la saisie des meubles, desharnois, des instrumens et bestiaux de labou-rage ; ils se sont plus ainsi à protéger l’agricul- -ture, et à favoriser les habitans des campagnes.
Maintenant je parlerai des effets du manquede travail : des fermiers de la Beauce, entourés,il y a peu de temps, d’une classe d’individus ré-duits à la mendicité, prirent la résolution defaire distribuer des secours en pain, les vols ne.discontinuèrent pas; des incendies furent at-tribués à la vengeance, excitée par le refusde ces fermiers de faire l’aumône en argent.
L’homme dont le travail vient à manquer,ou par l’effet de l’encombrement des mar-chés, ou parce que des grains arrivés de laCrimée ont rendu son travail inutile, se trouvesurpris par le besoin sans s’y attendre; unsecours en comestible ne lui suffit pas, ilfaut qu’il évite d’aller les pieds nus , qu’ilsoit vêtu; les besoins de l’homme ne se ré-duisent pas, comme ceux des animaux, à laseule pâture, il lui faut donc d’autres res-sources que celle du pain ; la charité de cesfermiers eût été plus complète et mieux rai-