sonnée, si, n’ayant pas besoin de main-d’œu-vre , ils avaient compris qu’il faut que lechef d’entreprises rurales sache, dans la mau-vaise saison, se soumettre à des sacrifices, enfaisant exécuter des travaux qui ne lui ren-dront pas ses avances.
Autrefois l’on créait des greniers d’abon-dance , des réglemens de Henri II , Henri IY,Louis XIY et Louis XV , ont établi des mesu-res de prévoyance contre les disettes qui ontravagé la France , aujourd’hui à côté de cettesomme de biens que porte avec elle l’abon-dance, se trouve placée une cause d’inquié-tude , c’est celle de la rareté du travail.
Lorsqu’il n’y a plus entre le fermier et sesouvriers un échange de services mutuels ;lorsque le premier ne traite plus qu’au rabais,l’ordre est interverti : alors quand les fruits dela terre n’offrent plus à celui qui les a culti-vés les moyens de satisfaire à ses besoins; lors-qu’en travaillant une semaine il vit sans espoiret sans garantie d’une occupation utile pour lasemaine suivante, il faut des mesures de prévi-sion et qu’elles soient générales : sans cela, un