ag5
premier symptôme de décadence se manifeste,les mariages elles naissances diminuent, la mor-talité augmente, et quoique nous soyons loin deces funestes effets, ce n’est point une raison pourne pas les prévoir et chercher à les prévenir.
Le comte Dandolo , dans l’ouvrage très-ac-crédité que j’ai déjà cité, attribue au bas prixdes grains l’augmentation sensible du prix desterres, parce que l’extrême avilissementdu prixde la denrée de première nécessité déplaçantles capitaux et restreignant tous les besoins,ceux qui possèdent ces mêmes capitaux cher-chent un autre moyen de les faire valoir, etne le trouvent que dans des valeurs très-élevées,à la vérité, mais qui offrent toujours un gage.
Quand à une extrême disette, ajoute le mêmeauteur, succède un avilissement complet, il enrésulte que la population, pendant les premiè-res années qui ont succédé à la disette, a sem-blé respirer ; mais bientôt elle s’aperçoit qu’unpremier excès va réagir vers un excès contraire.Il faut au laboureur un char de grain pourpayer le charron quand auparavant, avec deuxsacs, il l’eût satisfait ; il lui en faut un sac pour