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rien ne peut remplacer chez elle nos eaux-de-vie , nos vins, nos soies, nos huiles et noslaines ; il ne s’agit donc que de mettre, parune culture intelligente, nos ressources enharmonie avec ses besoins.
Toute denrée qu’il n’est plus possible d’é-changer ne représente plus qu’une non-va-leur, qui, gène la circulation et détruit l’ai-sance ; elle influe sur l’activité du commerce :alors le remède est moins dans les mesuresexceptionnelles que dans les développemensde la science de l’économie.
Aujourd’hui l’agriculture en France a moinsbesoin d’hommes que de capitaux, d’encou-ragemens et d’instruction. Le Gouvernement,qui protège ce premier moteur de la prospé-rité publique, s’il fait des sacrifices, ne faitque des avances; car les agens des financesont plus à percevoir si les produits abon-dent. On voit en Espagne des bureaux deperception où les frais excèdent du double lemontant des recettes, parce qu’il n’y a pointde produits, point de travail, et qu’il n’y adans ces situations que des consommations