DU MURIER
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âge, ayant l’écorce très-tendre, a besoin depréservatifs contre le soleil desséchant desmois de juillet, d’août et de septembre ; il fautmême, lorsqu’il est sorti de la pépinière pourêtre planté à demeure, avoir le soin de tenirla tige de l’arbre couverte de paille, de maïsou de froment, pendant trois ou quatre ans:c’est le seul moyen d’avoir de beaux arbres.
J’ai exposé page i o , en parlant de l’insou-ciance du paysan pour une branche de cul-ture qui ne lui promet pas des résultatsprompts, qu’il fallait vingt ans avant qu’unmûrier arrivât à toute la force de son produit :on ne doit pas induire de cela qu’il faudraattendre vingt ans avant d’obtenir de cet ar-bre un revenu ; car on le cultive de troismanières différentes : dans un domaine ruraldestiné à l’éducation des vers à soie, il con-viendra toujours d’élever des mûriers enhaie, en taillis et en plein vent.
Des mûriers en haie.
Le mûrier en haie présente plusieurs avan-tages ; sa feuille est plus précoce, plus ten-