A SOIE.
49
» Ces vers sont sujets à tant de maladies et» d’accidens ; la moindre négligence leur est si» fatale ; réchauffement de la litière, les rats,
» les poules, la pluie, les tonnerres, sont fu-» nestes à un si grand nombre , que le paysan» peut s’estimer heureux lorsque, sur quatre» années, il a su trois fois les amener à bon port.
» Les cocons se vendaient autrefois de trente-» cinq à quarante sous la livre ; ils sont tom-» bés, depuis plusieurs années, à vingt-quatre» ou vingt-cinq sous, et,dans le même temps,
» toutes les denrées ont doublé de valeur. »Dans ce passage, M. de Sismondi peintbien l’état de l’art à l’époque où il écrivait ; ildit : « L’échauffement de la litière, les rats, lespoules, etc. » Tous ces accidens provenaientde l’incurie des paysans. « La pluie, les ton-nerres , sont si funestes à un grand nombre... »On prévient les accidens de la pluie, en ayantsoin de faire toujours cueillir beaucoup defeuilles lorsqu’il fait beau temps; quant au ton-nerre, il influe sur ces animaux par la qualité del’air qui le précède ; mais on connaît mainte-nant le moyen de raréfier j’air par les feux de
4
a.