A. SOIE.
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des vers à soie objectaient que le climat deîa France était trop froid, et l’on trouveraencore aujourd’hui des personnes qui préten-dent que notre atmosphère a perdu de sa cha-leur primitive, et qu’elle ne convient plus auxproduits qu’on y, cultivait autrefois (i); que,dans les premiers siècles de l’Eglise, il existaitdes vignobles en Angleterre, en Normandie et en Bretagne , et qu’aujourd’hui on ne peutplus y voir mûrir le raisin. Sans chercher à ré-soudre cette questionne conviendrai qu’ilyaun dérangement dans l’ordre des saisons ; maisj’opposerai à la question du refroidissementde notre atmosphère, que c’est sur-tout de-puis que l’on dit que notre atmosphère estrefroidie qu’on ne voit plus que très-rarementles fleuves entrer en état de congélation. Endéfinitive, le mûrier prospère par-tout où lavigne peut s’acclimater ; le ver à soie ne de-mande qu’un climat tempéré ; sous ces deuxrapports, la France convient donc à l’un età l’autre.
' ï ) Annales européennes , novembre 189.4../