DES SOIES.
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Cette ordonnance favorisait en apparenceles soies nationales, en établissant un droit dequatorze sous par livre sur celles venant del’étranger, et en désignant la douane par la-quelle elles devaient entrer ; mais assujettir lesacheteurs des autres fabriques à les faire passerpar la yille de Lyon , et à y payer un droit ,n’était anéantir l’industrie de ces villes : cettemesure n’encouragea point la culture du mû-rier; car, en supposant que la France sesuffise à elle-même pour la production dessoies, les manufactures quelle renfermerait nepourraient pas se borner aux ressources de
x siounées par la présente guerre , si intéressante pourj) le commerce général du royaume , et en particulierx pour celui de ladite ville, nous ayant offert un se-j> cours de six millions huit cent mille livres en deniersj> 'comptant, nous nous sommes d’autant plus prêtés àa écouter leurs très-humbles représentations sur la pér-il) ception des soies étrangères et d’Avignon , qu’ils se» sont soumis tant à la suppression du droit de trois» sous six deniers sur les soies nationales qu’à leur libre« circulation dans le royaume , conformément audit ar-» rêté du 5o décembre ij55, sans en prétendre d’i».» denmité , etc_»
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