DU COMMERCE
œ
leurs arrondisspmens ; les étoffes se composantde diverses espèces desoie, il serait, difficilede les trouver toutes dans la même province.Ce serait se tromper étrangement que deconsidérer le commerce des soies sur unseul point, comme à Lyon . Pour établir unaperçu plus positif, et fondé sur l’observationdes intérêts généraux, il faut se placer aucentre de l’Europe , et considérer ce que sontaujourd’hui, par rapport au commerce dessoies, les nations qui augmentent en popula-tion , en industrie, en richesses et en luxe.
L’usage delà soie est moins répandu qu’autre-fois dans les hautes classes de la société et dansles ameublemens ; mais il est passé dans l’ordrele plus nombreux des habitans, il s’étend danstoute l’Europe; des régions jadis habitéespar des peuples nomades ou pasteurs ont ac-quis avec le luxe l’usage de la soie. Londres consomme aujourd’hui ensoies ouvrées et nonouvrées le double de la ville de Lyon , les rap-ports sur les douanes en font foi. Les ouvragesen soieries ne dorent plus, comme ceux qu’onfaisait autrefois, quinze ou vingt ans ; six mois.