Band 
Tome I.
Seite
27
JPEG-Download
 

, 1»upl8eues,ca-les iouv-res-r et,acleunisépa-urésis à,deioni'înceien 1

: le

ieiit

’ou-

ien 1

ip«'

[UC5

ïti 0 'i’errdi* 1entsde 5tdrrcii'sifSi3ur ss o' 1nte rlui-ol eS

i c "

dé 5

IltS'

:0 r

S o"

a«'

,e« l

paf'

rt e '

Ȑ'

d^

ilti'

\f

)lC f

ASSEMBLÉE CONSTITUANTE (1789).

Ôï

parmi les causes de la révolution, car ce n’estPas avec un peu d’or et des manœuvres secrèteslu on ébranle une nation de vingt-cinq millionstl hommes.

Une occasion de troubles se présenta bientôt.Les gardes françaises, troupes d’élite destinées à•composer la garde du roi, étaient à Paris . Quatrec °mpagnies se détachaient alternativement, et ve-naient faire leur service à Versailles . Outre la sé-v érité barbare de la nouvelle discipline, ces trou-pes avaient encore à se plaindre de celle de leurnouveau colonel. Dans le pillage de la maison Ré-veillon , elles avaient bien montré quelque achar-nement contre le peuple, mais plus tard elles enavaient éprouvé du regret, et, mêlées tous lesjours à lui, elles avaient cédé à ses séductions.U ailleurs, soldats et sous-officiers sentaient quehutte carrière leur était fermée ; ils étaient blessésvoir leurs jeunes officiers ne faire presqueaucun service, ne figurer que les jours de parade,®t> après les revues, ne pas même accompagner® r ®giment dans les casernes. Il y avait là commeailleurs un tiers état qui suffisait à tout et ne pro-ait de rien. L’indiscipline se manifesta et quel-ques soldats furent enfermés à l’Abbaye.

^ Un se réunit au Palais-Royal en criant : à l’Ab-lll J e ! La multitude y courut aussitôt. Les portes, en durent enfoncées, et on conduisit en triomphees soldats qu’on venait d’en arracher *. Tandisque le peuple les gardait au Palais-Royal , une let-fut écrite à l’assemblée pour demander leur•uerté. Placée entre le peuple d’une part, et le8°uvernement de l’autre, qui était suspect puis-qutl allait agir dans sa propre cause, l’assembléeIle pouvait manquer d’intervenir, et de commettreu u empiétement en se mêlant de la police publi-q ue - Prenant une résolution tout à la fois adroiteSage, elle exprima aux Parisiens ses vœux pour6 maintien du bon ordre, leur recommanda dehe pas le troubler, et en même temps elle envoyafine députation au roi pour implorer sa clémence,c °mme un moyen infaillible de rétablir la concordeet la paix. Le roi, touché de la modération de ras-semblée, promit sa clémence quand l’ordre seraitr etabli. Les gardes-françaises furent sur-le-champre placés dans les prisons, et une grâce du roi lesen ht aussitôt sortir.

Tout allait bien jusque-là, mais la noblesse,en se réunissant aux deux ordres, avait cédé avec

°0 ini

juin.

regret, et sur la promesse que sa réunion seraitde courte durée. Elle s’assemblait tous les joursencore, et protestait contre les travaux de l’assem-blée nationale ; ses réunions étaient progressive-ment moins nombreuses; le 3 juillet on avaitcompté 138 membres présents; le 10 ils n’étaientplus que 93, et le 11, 80. Cependant, les plusobstinés avaient persisté, et le 11, ils avaient ré-solu une protestation que les événements posté-rieurs les empêchèrent de rédiger. La cour, deson côté, n’avait pas cédé sans regret et sansprojet. Revenue de son effroi après la séance du23 juin, elle avait voulu la réunion générale pourentraver la marche de l’assemblée au moyen desnobles, et dans l’espérance de la dissoudre bientôtde vive force. Necker n’avait été conservé quepour couvrir par sa présence les trames secrètesqu’on ourdissait. A une certaine agitation, à la ré-serve dont on usait envers lui, il se doutait d’unegrande machination. Le roi même n’était pas instruitde tout, et on se proposait sans doute d’aller plusloin qu’il ne voulait. Necker, qui croyait que toutel’action d’un homme d’État devait se borner à rai-sonner, et qui avait tout juste la force nécessairepour faire des représentations, en faisait inutile-ment. Uni avec Mounier, Lally-Tolendal et Cler-mont-Tonnerre, ils méditaient tous ensemble l’é-tablissement de la constitution anglaise. Pendantce temps, la cour poursuivait des préparatifs se-crets, et les députés nobles ayant voulu se retirer,on les retint en leur parlant d’un événement pro-chain.

Des troupes s’approchaient ; le vieux maréchalde Broglie en avait reçu le commandement géné-ral , et le baron de Besenval avait reçu le com-mandement particulier de celles qui environnaientParis . Quinze régiments, la plupart étrangers,étaient aux environs de la capitale. La jactance descourtisans révélait le danger, et ces conspirateurs,trop prompts à menacer, compromettaient ainsileurs projets.Lesdéputés populaires, instruits, nonpas de tous les détails d’un plan qui n’était pas connuencore en entier, et que le roi lui-même n’a connuqu en partie, mais qui certainement faisait crain-dre l’emploi de la violence, les députés populairesétaient irrités et songeaient aux moyens de résis-tance. On ignore et on ignorera probablementtoujours quelle a été la part des moyens secretsdansl’iijsurreclion du 14 juillet: mais peu importe.L’aristocratie conspirait, le parti populaire pou-vait bien conspirer aussi. Les moyens employés