kaini-Trond, avait fait occuper Tirlemonl par unc °rps avancé. Dumouriez fit reprendre cette ville;et > voyant que l’ennemi n’avait pas songea garderta position importante de Goidsenhoven, laquelledomine tout le terrain entre les deux Gettes, il ydirigea quelques bataillons, qui s’y établirent sansdifficulté. Le lendemain, 16 mars, l’ennemi voulut•’ccouvrer cette position perdue, et l’attaqua avecu ne grande vigueur. Dumouriez , qui s’y attendait,ta lit soutenir, et s’attacha à ranimer ses troupesPar ce combat. Les Impériaux repoussés, aprèsovoir perdu sept à huit cents hommes, repassèrentta petite Gette, et allèrent se poster entre les vil-lages de Neerlanden, Landen, Neerwinden , Ovcr-"inden et Racour. Les Français , encouragés parnet avantage, se placèrent de leur côté en avantde Tirlemont et dans plusieurs villages situés àin gauche de la petite Gette, devenue la ligne deséparation des deux armées.
Dumouriez résolut dès lors de donner une grandefaille, et cette pensée était aussi sage que har-die. La guerre méthodique ne convenait pas à sesl, '°upes peu disciplinées encore. 11 fallait redonnerd° l’éclat à nos armes, rassurer la convention,snttacher les Belges, ramener l’ennemi au delàd e la Meuse, le fixer là pour un temps, ensuitev °ler de nouveau en Hollande, pénétrer dans uneC:, pitale de la coalition, et y porter la révolution.
ces projets, Dumouriez ajoutait encore, dit-il,ta rétablissement de la constitution de 1791, et lere nversement des démagogues, avec le secours deshollandais et de son armée. Mais cette additionc tait une folie, ici comme au moment où il étaits y r ta Moerdyk : ce qu’il y avait de sage, de pos-s *l)le et de vrai dans son plan, c’était de recou-' r er son influence, de rétablir nos armes, et d’ètre,(;n du à ses projets militaires par une bataille^gcée. L’ardeur renaissante de son armée , saD°sition militaire, tout lui donnait une espérancetablée de succès; d’ailleurs il fallait beaucoup
hî| sarder dans sa situation, et il ne devait pas hé-siter.
Notre armée s’étendait sur un front de deux'eues, et bordait la petite Gette, de Neer-Heylis-SCm 11 Leaw. Dumouriez résolut un mouvement de0r *Vcrsion qui ramènerait l’ennemi entre LeawSaint-Xrond. Sa gauche étant appuyée à LeawJ'cime sur un pivot, sa droite devait tourner par^ eer 'Heylissem, Racour et Landen , et obliger les^ utrîcijiejjg à reculer devant elle jusqu à Saint-r °od. p our cc [ a ; traverser la petite
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Gette, franchir ses rives escarpées, prendre Leaw,Orsmaél, Neerwinden , Ovenvinden et Racour.Ces trois derniers villages, faisant face à notredroite, qui devait les parcourir dans son mouve-ment de conversion, formaient le principal pointd’attaque. Dumouriez , divisant sa droite en troiscolonnes aux ordres de Valence, leur enjoignit depasser la Gette au pont de Neer-Heylissem: l’unedevait déborder l’ennemi, l’autre prendre vive-ment la tombe élevée de Middelwinden, foudroyerde cette hauteur le village d’Ovenvinden et s’enemparer; la troisième attaquer le village de Neer-winden par sa droite. Le centre, confié au duc deChartres , et composé de deux colonnes, avait ordrede passer au pont d’Esemaël, de traverser Laer,et d’attaquer de front Neerwinden , déjà menacésur son premier flanc par la troisième colonne.Enfin, la gauche, aux ordres de Miranda, devaitse diviser en deux et trois colonnes, occuper Leawet Orsmaël, et s’y maintenir, tandis que le centreet la droite, marchant en avant après la victoire,opéreraient le mouvement de conversion, qui étaitle but de la bataille.
Ces dispositions furent arrêtés le 17 mars ausoir. Le lendemain 18, dès neuf heures du malin ,toute l’armée s’ébranla avec ordre et ardeur. LaGette fut traversée sur tous les points. Miranda fitoccuper Leaw par Champmorin , il s’empara lui-même d’Orsmaë! , engagea une canonnade avecl’ennemi, qui s’était retiré sur les hauteurs deHalle et s’y était fortement retranché. Le but setrouvait atteint sur ce point. Au centre et à ladroite , le mouvement s’opéra à la même heure ;les deux parties de l’armée traversèrent Elissem,Escmaël, Neer-IIcylissem, et, malgré un feumeurtrier, franchirent avec beaucoup de courageles hauteurs escarpées qui bordaient la Gette. Lacolonne de l’extrême droite traversa Racour, dé-borda dans la plaine, et au lieu de s’y étendre ,comme elle en avait l’ordre, commit la faute de sereplier sur Ovenvinden pour chercher l’ennemi.La seconde colonne de la droite , après avoir étéretardée dans sa marche, se lança avec une impé-tuosité héroïque sur la tombe élevée de Middel-winden , et en chassa les Impériaux ; mais, au lieude s’y établir fortement ; elle ne fit que la traver-ser, et s’empara d’Overwinden. La troisième co-lonne entra dans Neerwinden , et commit une autrefaute par l’effet d’un malentendu, celle de s’étendretrop tôt hors du village, et de s’exposer par là à enêtre expulsée par un retour des Impériaux. L’armée