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CONVENTION NATIONALE (1793).
prum forcé, fourni parles citoyens de Paris , sui-vant la quotité de leurs revenus. Depuis le revenu•le mille francs jusqua celui de cinquante mille,*ls devaient fournir une somme proportionnelle•lui s’élevait depuis trente francs jusqu’à vingtffiille. Tous ceux dont le revenu dépassait cin-quante mille francs devaient s’en réserver trenteuiille, et abandonner tout le reste. Les meublese t immeubles de ceux qui n’auraient point satis-fait à cette patriotique contribution devaient êtresaisis et vendus à la réquisition des comités ré-volutionnaires, et leur personnes regardées commesuspectes.
De telles mesures, qui atteignaient toutes lesclasses, soit en s’adressant aux personnes pour lesobliger à prendre les armes, soit en s’adressantaux fortunes pour les faire contribuer, devaientéprouver une forte résistance dans les sections.On a déjà vu qu’il existaitentre elles desdivisions,e t qu’elles étaient plus ou moins agitées suivantla proportion dans laquelle s’y trouvait le bas peu-ple. Dans quelques-unes, et notamment celles desQuinze-Vingts, des Gravilliers, de la Halle-aux-^lés, on déclara qu’on ne partirait pas tant qu’il•'esterait à Paris des fédérés et des troupes soldées,lesquelles servaient, disait-on, de gardes du corps* la convention. Celles-ci résistaient par esprit deJacobinisme, mais beaucoup d’autres résistaientPour une cause contraire. La population des clercs,•les commis, des garçons de boutique, reparut•laits les sections, et montra une forte oppositionaux deux arrêtés de la commune. Les anciens ser-veurs de l’aristocratie en fuite, qui contribuaientbeaucoup à agiter Paris , se réunirent à eux; on seAssembla dans les rues et sur les places publi-ées, on cria à bas les jacobins ! à bas la Monla-® ne ■ et les mêmes obstacles que le système révo-lotionnaire rencontrait dans les provinces, il les'écontra cette fois à Paris .
Ce fut alors un cri général contre l’aristocratielles sections. Marat dit que MM. les épiciers, lesProcureurs , les commis, conspiraient avec MM. dujéé droit, et avecMM. les riches, pour combattrea révolution; qu’il fallait les arrêter tous commeSüs Peets, et les réduire à la classe des sans-culot-l ® s i en ne pas leur laissant de quoi se couvrir lePrière.
I Chauniette, procureur de la commune, fit un° n 8 discours où il déplora les malheurs de la pa-le > Provenant, disait-il, de la perfidie des goû-tants, de l’égoïsme des riches, de l’ignorance
du peuple, de la fatigue et du dégoût de beaucoupde citoyens pour la chose publique. Il proposadonc et fit arrêter qu’on demanderait à la conven-tion des moyens d’instruction publique, desmoyens de vaincre l’égoïsme des riches, et de ve-nir au secours des pauvres; qu’on formerait uneassemblée composée des présidents des comitésrévolutionnaires des sections, et des députés detous les corps administratifs; que celte assembléese réunirait les dimanches et jeudis à la commune,pour aviser aux dangers de la chose publique;qu’enfin on inviterait tous les bons citoyens à serendre dans les assemblées de section, pour yfaire prévaloir le patriotisme.
Danton , toujours prompt à trouver des ressour-ces dans les moments difficiles, imagina de com-poser deux armées de sans-culottes, dont Tunemarcherait sur la Vendée , tandis que l’autre res-terait dans Paris pour contenir l’aristocratie; deles solder toutes deux aux dépens des riches; etenfin, pour s’assurer la majorité dans les sections,il proposa de payer les citoyens qui perdraientleur temps pour assister à leurs séances. Robes-pierre, empruntant les idées de Danton , les dé-veloppa aux Jacobins , et proposa en outre de for-mer de nouvelles classes de suspects, de ne plusles borner aux ci-devant nobles, ou prêtres oufinanciers, mais à tous les citoyens qui avaient dequelque manière fait preuve d’incivisme; de lesenfermer jusqu’à la paix; d’accélérer encore l’ac-tion du tribunal révolutionnaire, et de contre-ba-lancer par de nouveaux moyens de communicationl’effet des mauvais journaux. Avec toutes ces res-sources, on pouvait, disait-il, sans moyen illégal,sans violation des lois, résister au côté droit et àses machinations.
Toutes les idées se dirigeaient donc vers un but,qui était d’armer le peuple, d’en placer une par-tie au dedans, d’en porter une autre au dehors;de l’équiper aux frais des riches, de le faire mêmeassister à leurs dépens à toutes les assembléesdélibérantes; d’enfermer tous les ennemis de larévolution sous le nom de suspects, bien plus lar-gement défini qu il ne l’avait été jusqu’ici; d’éta-blir entre la commune et les sections un moyen decorrespondance, et pour cela de créer une nou-velle assemblée révolutionnaire qui prît des moyensnouveaux de salut, c’est-à-dire l’insurrection. L’as-semblée de l’évêché, précédemment dissoute,et maintenant-.,renouvelée, sur la propositionde Chaumette, et avec un caractère bien plus