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CONVENTION NATIONALE (1793).
1 lion nationale, et ce momeut sera choisi pour1 faire une descente sur nos côtes.
» Voilà, dit Isnard, la déclaration que je devais1 à mon pays. »
La majorité applaudit Isnard. On ordonne l’im-Pfession de sa déclaration ; on décrète de plus que'es députés ne se sépareront point, et que tous lesdangers leur seront communs. On s’explique en-file sur le tumulte des tribunes. On dit que ces'enimes qui les troublent appartiennent à une so-Cl été dite de la Fraternité, qu’elles viennent oc-fifiper la salle, en exclure les étrangers, les fédérésdes départements, et y troubler les délibérationsPAr leurs huées. 11 est question alors des sociétésPopulaires, et les murmures éclatent aussitôt,"larat, qui n’a cessé de parcourir les corridors etde passer d’un banc de Ja salle à l’autre, parlantl °ujoursdcs hommes d’Etat, désigne l’undes mem-bres du côté droit, en lui disant : Tu en es un, toi,lu ais le peuple fera justice de toi et des autres.^Uadet s’élance alors à la tribune, pour provoquer9,1 milieu de ce danger une détermination coura-puse. Il rappelle tous les troubles dont Paris este théâtre, les propos tenus dans les assembléesPopulaires, les affreux discours proférés aux Jaco-, Os, les projets exprimés dansl’assemblée réunie4 ' a mairie ; il dit que le tumulte dont on est té-moin n’a pour but que d’amener une scène de con-Osion, au milieu de laquelle on exécutera lesAssassinats qu’on médite. A chaque instant inter-rompu, il parvint néanmoins à se faire entendre^squ’au bout, et propose deux mesures d’unefifiergie héroïque mais impossible.
« Le mal, dit-il, est dans les autorités anarchi-fioes de Paris ; je vous propose donc de les cas-Sei *, et de les remplacer par tous les présidents
* de section.
* La convention n’étant plus libre, il faut réunir
* a 'Heurs une autre assemblée, et décréter que
* l °us les suppléants se réuniront à Bourges , et
* Afifiont prêts à s’y constituer en convention, auP r emier signal que vous leur donnerez, ou au
* Premier avis qu’ils recevront de la dissolutiond e la convention. »
v ^ fifitte double proposition, un désordre épou-^A>Habl e éclate dans l’assemblée. Tous les membresg" c d l é droit se lèvent en criant que cest là leeu | moyen de salut, et semblent remercier l’au-
Le
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Afiieux g én ; e jg Q ua( j et) q U i a S u le découvrir,fioté gauche se lève de son côté, menace sesfirsaires, crie à son tour que la conspiration
est enfin découverte, que les conjurés se dévoilent,et que leurs projets contre l’unité de la républiquesont avoués. Danton veut se précipiter à la tri-bune, mais on l’arrête, et on laisse Barrère l’oc-cuper au nom du comité de salut public.
Barrère, avec sa finesse insinuante et son tonconciliateur, dit que si on l’avait laissé parler, ilaurait depuis plusieurs jours révélé beaucoup defaits sur l’état de la France . Il rapporte alors quepartout on parle d’un projet de dissoudre la con-vention, que le président de sa section a recueillide la bouche du procureur Chaumette des proposqui annonçaient cette intention; qu’à l’évêché, etdans une autre assemblée de la mairie, il a étéquestion du même objet; que pour arriver à cebut, on a projeté d’exciter un tumulte, de se ser-vir des femmes pour le faire naître, et d’enlevervingt-deux têtes à la faveur du désordre. Barrèreajoute que le ministre des affaires étrangères et leministre de l’intérieur doivent s’être procuré à cetégard des renseignements, et qu’il faut les enten-dre. Passant ensuite aux mesures proposées, ilest, ajoute-t-il, de l’avis de Guadet sur les auto-rités de Paris ; il y trouve un département faible,des sections agissant en souveraines, une com-mune excitée à tous les débordements par son pro-cureur Chaumette, ancien moine, et suspectcomme tous les ci-devant prêtres et nobles; maisil croit que la dissolution de ces autorités cause-rait un tumulte anarchique. Quant à la réuniondes suppléants, à Bourges , elle ne sauverait pasla convention, et ne pourrait pas la suppléer. Il ya, suivant lui, un moyen de parer à tous les dan-gers réels dont on est entouré, sans se jeter dansde trop grands inconvénients : c’est de nommer unecommission composée de douze membres, qui serachargée de vérifier les actes de la commune depuisun mois, de rechercher les complots tramés dansl’intérieur de la république, et les projets forméscontre la représentation nationale; de prendre au-près de tous les comités, de tous les ministres, detoutes les autorités, les renseignements dont elleaura besoin, et autorisée enfin à disposer de tousles moyens nécessaires pour s’assurer de la per-sonne des conspirateurs.
Le premier élan d’enthousiasme et de couragepassé, la majorité est trop heureuse d’adopter leprojet conciliateur de Barrère. Rien n’était plusordinaire que de nommer des commissions : à cha-que événement, à chaque danger, pour chaquebesoin, on créait un comité chargé d’y pourvoir,