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CONVENTION NATIONALE (1793).
0l ’dres, de charger sur la batterie. — Où nousen-v oyez-vous? disent ceux-ci. — A la mort, répond^oustard; le salut de la république l’exige. — LesCl) irassiers s’élancent, mais les bataillons d’Or-'®ans se débandent, et abandonnent le général etlc s cuirassiers qui chargent la batterie. La lâchetéuns rend inutile l’héroïsme des autres, et^oustard, ne pouvant rentrer dans Saumur , ser etire à Angers .
Saumur fut occupé le 8 juin, et le lendemain leGâteau se rendit. Les Vendéens, étant maîtres duc °urs de la Loire , pouvaient marcher ou sur Nan-dou sur la Flèche, le Mans et Paris . La terreurles précédait, et tout devait céder devant eux.1 e udant ce temps, Biron était dans la basse Ven-^e, où il croyait, en s’occupant des côtes, parera, ix dangers les plus réels et les plus graves.
Tous les périls nous menaçaient à la fois. Lesc °alisés faisant les sièges de Valenciennes , de^°ndé, de Mayence, étaient à la veille de prendreCe 8 places, boulevards de nos frontières. Les Vos-8 e s en mouvement, le Jura révolté, ouvraient l’ac-c ès le plus facile à l’invasion du côté du Rhin ,d’armée d’Italie , repoussée par les Piémontais,ava it à dos la révolte du Midi et les escadres an-glaises. Les Espagnols , en présence du camp fran-• ai s sous Perpignan , menaçaient de l’enlever par
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attaque, et de se rendre maîtres du Roussil-0tl - Les révoltés de la Lozère étaient prêts à don-1 *® r la main aux Vendéens le long de la Loire , et® e tait le projet de l’auteur de cette révolte. Les'endéens, maîtres de Saumur et du cours de la^oire, n’avaient qu’à vouloir, et possédaient touses moyens d’exécuter les plus hardies tentativesai,r 1 intérieur. Enfin les fédéralistes, marchant de, aei L de Bordeaux et de Marseille , se disposaients °ulever la France sur leurs pas.
, ^otresituation, dans le mois de juillet 1793,ct ®it d’ autant plus désespérante qu’il y avait sur> les points un coup mortel à porter à la France .
coalisés du Nord , en négligeant les places for-ea > n’avaient qu’à marcher sur Paris , et ils au-a ient rejeté la convention sur la Loire , où ellea,) rait été reçue par les Vendéens. Les Autrichiens^ les Piémontais pouvaient exécuter une invasion]> ar ^ e s Alpes maritimes , anéantir notre armée etMonter tout le Midi en vainqueurs. Les Espa-^ étaient en position de s’avancer par Bayonne r a Her joindre la Vendée , ou bien, s’ils préfé-I l ®nt le Roussillon, de marcher hardiment versLozère , peu distante de la frontière, et de met-
tre le Midi en feu. Enfin les Anglais , au lieu decroiser dans la Méditerranée, avaient le moyen dedébarquer des troupes dans la Vendée , et de lesconduire de Saumur à Paris .
Mais les ennemis extérieurs et intérieurs de laconvention n’avaient point ce qui assure la victoiredans une guerre de révolution. Les coalisés agis-saient sans union, et, sous les apparences d’uneguerre sainte, cachaient les vues les plus person-nelles. Les Autrichiens voulaient Valenciennes ;le roi de Prusse, Mayence; les Anglais, Dunker-que; les Piémontais aspiraient à recouvrer Cham-béry et Nice; les Espagnols , les moins intéressésde tous, songeaient néanmoins quelque peu auRoussillon; les Anglais enfin pensaient plutôt àcouvrir la Méditerrannée de leurs flottes, et à ygagner quelque port, que de porter d’utiles secoursdans la Vendée . Outre cet égoïsme universel quiempêchait les coalisés d’étendre leur vue au delàde leur utilité immédiate , ils étaient tous métho-diques et timides à la guerre, et défendaient avecla vieille routine militaire les vieilles routines po-litiques pour lesquelles ils s’étaient armés. Quantaux Vendéens, insurgés en hommes simples con-tre le génie de la révolution, ils combaltaient entirailleurs braves, mais bornés. Les fédéralistes,répandus sur tout le sol de la France , ayant à s’en-tendre à de grandes distances pour concerter leursopérations, ne se soulevant qu’avec timidité contrel’autorité centrale, et n’élantanimés que de pas-sions médiocres, ne pouvaient agir qu’avec incer-titude et lenteur. D’ailleurs, ils se faisaient unreproche secret, celui de compromettre leur pa-trie par une diversion coupable. Ils commençaientà sentir qu’il était criminel de discuter s’il fallaitêtre révolutionnaire comme Pétion et Vergniaud,ou comme Robespierre et Danton , dans un momentoù toute l’Europe fondait sur nous ; et ils s’aper-cevaient que, dans de telles circontances, il n’yavait qu’une bonne manière de l’être, c’est-à-direla plus énergique. Déjà en effet toutes les factions,surgissant autour d’eux, les avertissaient de leurfaute. Ce n’étaient pas seulement les constituants,c’étaient les agents de l’ancienne cour, les secta-teurs de l’ancien clergé, tous les partisans, en unmot, du pouvoir absolu, qui se levaient à la fois,et il devenait évident pour eux que toute opposi-tion à la révolution tournait au profit des ennemisde toute liberté et de toute nationalité.
Telles étaient les causes qui rendaient les coa-lisés si malhabiles et si timides, les Vendéens si