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Tome I.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

Westermann. Sur la dénonciation de Ronsin et deses agents, il fut mandé à la barre : Westermannfut mis en jugement, et Rossignol élargi sur-le-cliamp. Tel était le sort des généraux dans la Ven-dée , au milieu des agents jacobins.

Le général Labarolière prit le commandementdes troupes laissées à Angers par Biron, et se dis-posa, selon le vœu des représentants, à s’avancerdans le pays par les ponts de Cé. Après avoir laisséquatorze cents hommes à Saumur , et quinze centsaux ponts de Cé, il se porta vers Brissac, où ilplaça un poste pour assurer ses communications.Celte armée indisciplinée commit les plus affreusesdévastations sur un pays dévoué à la république.Le 15 juillet, elle fut attaquée au camp de Flinepar vingt mille Vendéens. L’avant-garde, composéede troupes régulières, résista avec vigueur. Ce-pendant le corps de bataille allait céder, lorsqueles Vendéens, plus prompts à lâcher le pied, seretirèrent en désordre. Les nouveaux bataillonsmontrèrent alors un peu plus d’ardeur; et, pourles encourager, on leur donna des éloges qui n’é-taient mérités que par l’avant-garde. Le 17, ons’avança près de Vihiers; et une nouvelle attaque,reçue et soutenue avec la même vigueur par l’a-vant-garde, avec la même hésitation par la massede l’armée, fut repoussée de nouveau. On arrivadans le jour à Vihiers même. Plusieurs généraux,pensant que ces bataillons d’Orléans étaient tropmal organisés pour tenir la campagne, et qu’on nepouvait pas, avec une telle armée, rester au mi-lieu du pays, étaient d’avis de se retirer. Labaro-lière décida qu’il fallait attendre à Vihiers, et sedéfendre si on y était attaqué. Le 18, à une heureaprès midi, les Vendéens se présentent; l’avant-garde républicaine se conduit avec la même va-leur; mais le reste de l’armée chancelle à la vuede l’ennemi, et se replie malgré les efforts desgénéraux. Les bataillons de Paris , aiment mieuxcrier à la trahison que de se battre, se retirent endésordre. La confusion devient générale ;Santerre,qui s’était jeté dans la mêlée avec le plus grandcourage, manque d’être pris. Le représentant Bour-botte court le même danger, et l’armée fuit si vitequ’elle est en quelques heures à Saumur . La divi-sion de Niort , qui allait se mettre en mouvement,s’arrêta; et le 20, il fût décidé qu’elle attendraitla réorganisation de la colonne de Saumur . Commeil fallait que quelqu’un répondît de la défaite,Ronsin et ses agents dénoncèrent le chef d'état-major Bertliier, et le général Menou, qui passaient

tous deux pour être aristocrates, parce qu’ils re-commandaient la discipline. Bertliier et Menoufurent aussitôt mandés à Paris , comme l’avaient

été Biron et Westermann.

Tel avait été jusqu’à cette époque l’état de cetteguerre. Les Vendéens se levant tout à coup enavril et en mai avaient pris Thouars, Loudun ,Doué, Saumur , grâce à la mauvaise qualité destroupes composées de nouvelles recrues. Descen-dus jusqu’à Nantes en juin, ils avaient été repous-sés de Nantes parCanclaux, des Sables par Boulard,deux généraux qui avaient su introduire parmileurs soldats Tordre et la discipline. Westermann,agissant avec audace, et ayant quelques bonnestroupes, avait pénétré jusqu’à Châtillon vers lespremiers jours de juin; mais, trahi par les habi-tants, surpris par les insurgés, il avait essuyé unedéroute; enfin la colonne de Tours , voulant s’a-vancer dans le pays, avec les bataillons d’Orléans ,avait éprouvé le sort ordinaire aux armées désor-ganisées. A la fin de juillet, les Vendéens domi-naient donc dans toute l’étendue de leur territoire-Quant au brave et malheureux Biron, accusé den’être pas à Nantes tandis qu’il visitait la basseVendée , de n’être pas auprès de Westermann,tandis qu’il arrêtait un plan avec Canclaux, COU'trarié, interrompu dans toutes ses opérations, dvenait d’être enlevé à l’armée, sans avoir eu I etemps d’agir, et n’y avait paru que pour y êtrecontinuellement accusé. Canclaux restait à Nantes ;

mais le brave Boulard ne commandait plus au*Sables, cl les deux bataillons de la Gironde ve-naient de se retirer. Tel est donc le tableau de DVendée en juillet : déroute de toutes les colonne 1 ’dans le haut pays; plaintes, dénonciations d eS

de

agents ministériels contre les généraux prétendu*aristocrates, et plaintes des généraux contre l eSdésorganisateurs envoyés par le ministère et l eSjacobins.

A l’Est et au Nord, les sièges de Mayence etValenciennes faisaient des progrès alarmants.

Mayence, placée sur la rive gauche du Rhin ,côté de France , et vis-à-vis l’embouchure du M® 11 )’forme un grand arc de cercle dont le Rhin p eUêtre considéré comme la corde. Un faubourg c °"sidérable, celui de Cassel, jeté sur l’autre riv®’communique avec la place par un pont de bateauxL’île de Petersau, située au-dessous de Maye nCC ’remonte dans le lleuve, et sa pointe s’avance ashaut pour battre le pont de bateaux, et pr enles défenses delà place à revers. Du côté du ’