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Tome I.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

cer la ligne des Vosges , et se jeter sur le flanc deWurraser, tandis que l’armée du Rhin ferait surson front une attaque générale.

Grâce à la présence de Saint-Jusl, des combatscontinuels avaient eu lieu pendant la fin de no-vembre et le commencement de décembre, entrel’armée du Rhin et les Autrichiens. Elle commen-çait à s’aguerrir en allant tous les jours au feu.Pichegru la commandait. Le corps envoyé dans lesVosges par Hoche eut beaucoup de difficultés àvaincre pour y pénétrer, mais il y réussit enfin,et inquiéta sérieusement la droite de Wurmser . Le22 décembre (2 nivôse), Hoche marcha lui-mêmeà travers les montagnes, et parut à Werdt sur lesommet du versant oriental. 11 accabla la droite deWurmser , lui prit beaucoup de canons, et fit ungrand nombre de prisonniers. Les Autrichiens fu-rent alors obligés de quitter la ligne de la Motter,et de se porter d’abord à Sultz, puis le 24 à Wis-sembourg, sur les lignes mêmes de la Lauter . Leurretraite s’opérait avec désordre et confusion. Lesémigrés, les nobles alsaciens , accourus à la suitede Wurmser , fuyaient avec la plus grande précipi-tation. Des familles entières couvraient la route encherchant à s’échapper. Les deux années prus-sienne et autrichienne étaient mécontentes l’une del’autre, et s’entraidaient peu contre un ennemiplein d’ardeur et d’enthousiasme.

Les deux armées du Rhin et de la Moselle étaientréunies. Les représentants donnèrent le comman-dement en chef à Hoche, qui se disposa sur-le-champ à reprendre Wissembourg . Les Prussienset les Autrichiens, concentrés maintenant par leurmouvement rétrograde, se trouvaient mieux enmesure de se soutenir. Ils résolurent donc deprendre l’offensive le 26 décembre (6 nivôse), lejour même où le général français se disposait àfondre sur eux. Les Prussiens étaient dans lesVosges et autour de Wissembourg ; les Autrichienss’étendaient en avant de la Lauter, depuis Wissem-bourg jusqu’au Rhin . Certainement, s’ils n’avaientpas été décidés à prendre l’initiative, ils n’auraientpas reçu l’attaque en avant des lignes, ayant laLauter à dos, mais ils étaient résolus à attaquerles premiers, et les Français , en s’avançant sureux, trouvèrent leurs avant-gardes en marche. Legénéral Desaix, commandant la droite de l’arméedu Rhin, marcha sur Lauterbourg; le généralMichaud fut dirigé sur Sehleithal; le centre atta-qua les Autrichiens, rangés sur le Geisberg, et lagauche pénétra dans les Vosges pour tourner les

Prussiens. Desaix emporta Lauterbourg. Michaudoccupa Sehleithal, et le centre, repliant les Autri-chiens, les refoula du Geisberg jusqu’à Wissem-bourg même. L’occupation instantanée de Wissem-bourg pouvait être désastreuse pour les coalisés,et elle était imminente; mais Brunswick, qui setrouvait au Pigeonnier, accourut sur ce point, etcontint les Français avec beaucoup de fermeté. Laretraite des Autrichiens se fit alors avec moins dedésordre ; mais le lendemain les Français occupè-rent les lignes de Wissembourg . Les Autrichiensse replièrent sur Gemerscheim, les Prussiens surBergzabern. Les soldats français s’avançaient tou-,jours en criant : Landau ou la mort! Les Autri-chiens se hâtèrent de repasser le Rhin , sans vouloirtenter un jour de plus sur la rive gauche, et sansdonner aux Prussiens le temps d’arriver à Mayence -Landau fut débloqué, et les Français prirent leursquartiers d’hiver dans le Palatinat . Aussitôt après,les deux généraux coalisés s’attaquèrent dans desrelations contradictoires, et Brunswick donna s*démission à Frédéric-Guillaume . Ainsi, sur cettepartie du théâtre de la guerre, nous avions gl°'rieusement recouvré nos frontières, malgré l eSforces réunies de la Prusse et de l’Autriche .

L’armée d’Italie n’avait entrepris rien d'impôt'tant, et, depuis sa défaite du mois de juin, ell eétait restée sur la défensive. Dans le mois de sep-tembre, les Piémontais, voyant Toulon attaquepar les Anglais , songèrent enfin à profiter de cettecirconstance, qui pouvait amener la perte de l’ a Ç'mée française. Le roi de Sardaigne se rendit lu*'même sur le théâtre de la guerre, et une attaqU®générale du camp français fut résolue pour I e8 septembre. La manière la plus sûre d’opéi’ e1 ’contre les Français eût été d’occuper la ligne d uVar, qui séparait Nice de leur territoire. On aura' 1ainsi fait tomber toutes les positions qu’ils avai el,tprises au delà du Var , on les aurait obligés d’é vacuer le comté de Nice, et peut-être même de met trebas les armes. On aima mieux attaquer immédiattement leur camp. Cette attaque, exécutée avec de®corps détachés, et par diverses vallées à la fois» rréussit pas; et le roi de Sardaigne , peu satisfa 1 *

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la

se retira aussitôt dans ses États. A peu près à *“même époque, le général autrichien Dewins resolut enfin d’opérer sur le Var ; mais il n’exécuta so°mouvement qu’avec trois ou quatre mille homnie s >

coup

ne s’avança que jusqu’à Isola, et, arrêté tout apar un léger échec, il remonta sur les hautes Alp eS ’sans avoir donné suite à cette tentative- TeB eS