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CONVENTION NATIONALE (1704).
dans les villes. Mais les chouans, peu propres augenre de guerre générale qu’il méditait, se li-raient individuellement à des brigandages quiétaient plus profitables pour eux et plus de leurgoût. Puisayc se hâtait de mettre la dernière maina son ouvrage, et se proposait, dès qu’il auraitachevé l’organisation de son parti, de passer àLondres , pour ouvrir une négociation avec le ca-rnet anglais et les princes français.
Comme on Ta vu dans la campagne précédente,^ es Vendéens n’avaient pas encore communiquéa v ec les étrangers; on leur avait envoyé M. de Tin-l^iae, pour savoir qui et combien ils étaient, quel“ot ils avaient, et pour leur offrir des armes et desSe cours, s’ils s’emparaient d’un port sur la côte.^ est là ce qui les avait engagés à venir à Granville ,* faire la tentative dont on a vu la malheureusel8 $ue.L’escadre de lord Moira, après avoir inutile-ment croisé sur nos côtes, avait porté en Hollande* es secours destinés à la Vendée . Puisaye espéraitlû'ovoquer une expédition pareille, et s’entendreav ec les princes, qui n’avaient encore témoigné5l, cune reconnaissance ni donné aucun encourage-ment aux royalistes insurgés dans l’intérieur,leur côté, les princes, espérant peu de l’appui
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Puissances, commençaient à reporter les yeux
eurs partisans de l’intérieur de la France . Maisn n’était disposé autour d’eux pour mettre à't le dévouement des braves gens qui voulaientsacrifier à leur cause. Quelques vieux seigneurs,, ^ques anciens amis avaient suivi Monsieur, qui11 devenu régent, et qui demeurait à Vérone ,^Puis q ue j e p 3 y S pjjj n n ’était habitable que^ r * e s gens de guerre. Le prince deCondé, brave,Peu capable, continuait de réunir sur le hautj 111 tout ce qui voulait se servir de son épée. Unes ne noblesse suivait M. le comte d’Artois dansj). v °yages, et l’avait accompagné jusqu’à Saint-ï( 5 fsbourg. Catherine avait fait au prince une^Ption magnifique, lui avait donné une frégate,Poy 11 ''?' 011 ’ une épée, et le brave comte deVaubanCy r * en gager à s’en bien servir. Elle avait promiss SiY tFe ^ es P^ us S rands secours > d és que le prince
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■ pas effectuée; et le comte d’Artois était
d’Yo”j U 6n ^°^ an d e au quartier général du duc
bfjn^ûtttttion des trois princes français n’était ni
j, ■ l,a ute ni heureuse. L’Autriche , la Prusse et^^gletcrre avaient refusé de reconnaîtrele régent;'Connaître un autre souverain de France que
le souverain de fait, c’eût été s’ingérer dans sesaffaires intérieures, ce qu’aucune puissance nevoulait avoir l’air de faire. Aujourd’hui surtoutqu’elles étaient battues, toutes affectaient de direqu’elles avaient pris les armes dans l’intérêt seul deleur propre sûreté. Reconnaître le régent avaitencore un autre inconvénient : c’était se condamnerà ne faire la paix qu’après la destruction de la ré-publique, chose sur laquelle on commençait à neplus compter. En attendant, les puissances souf-fraient les agents des princes, mais ne leur recon-naissaient aucun litre public. Le duc d’Harcourt àLondres, le duc d’Havré à Madrid , le duc de Poli-gnac à Vienne , transmettaient des notes peu lues,rarement écoutées; ils étaient les intermédiairesdes secours fort rares dispensés aux émigrés plutôtque les organes d’une puissance avouée. Aussi leplus grand mécontentement contre les puissancesrégnait dans les trois cours émigrées. On commençaità reconnaître que ce beau zèle de la coalition pourla royauté cachait la plus violente haine contre laFrance. L’Autriche, en plaçant son drapeau à Valen-ciennes et à Condé, avait, suivant les émigrés,déterminé l’élan du patriotisme français . La Prusse,dont ils avaient entrevu déjà les dispositions paci-fiques, manquait, disaient-ils, à tous ses engage-ments. Pitt, qui était de tous les coalisés le pluspositif et le plus dédaigneux à leur égard, leurétait aussi le plus odieux. Us ne l’appelaient que leperfide Anglais , et disaient qu’il fallait prendre sonargent, et le tromper ensuite si Ton pouvait. Ilsprétendaient qu’il n’y avait à compter que sur l’Es-pagne; l’Espagne seule était une fidèle parente, unesincère alliée; ce n’était que sur elle qu’on devaitfonder toutes les espérances.
Les trois petites cours fugitives, si peu uniesdéjà avec les puissances, ne vivaient pas entreelles dans un meilleur accord. La cour de Vérone ,peu agissante, donnant aux émigrés des ordresmal obéis, faisant aux cabinets des communica-tions mal écoutées, par des agents non reconnus,se défiait des deux autres, jalousait le rôle actifdu prince de Condé sur le Rhin , l’espèce de con-sidération que son couragepeu éclairé, mais éner-gique, lui valait auprès des cabinets, et enviaitjusqu’aux voyages de M. le comte d’Artois en Eu-rope . De son côté, le prince de Condé, aussi dé-pourvu d’esprit que brave, ne voulait entrer dansaucun plan, et montrait peu d’empressement pourles deux cours qui ne se battaient pas. Enfin lapetite cour réunie à Arnliem fuyait et la vie