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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

qu’on menait sur le Rhin et l’autorité supérieurequ’il fallait subir à Vérone , et se tenait au quar-tier général anglais sous prétexte de différentsprojets sur les côtes de France .

Une cruelle expérience ayant appris aux princesfrançais qu’ils ne devaient pas compter sur lesen-nemis de leur patrie pour rétablir leur trône, ilsaimaient assez à dire qu’il ne fallait compter dé-sormais que sur les partisans de l’intérieur et surla Vendée . Dès que la terreur cessa de régner enFrance , les brouillons commencèrent malheureu-sement à respirer aussitôt que les honnêtes gens.Les correspondances des émigrés avec l’intérieurvenaient de recommencer. La cour de Vérone , parl’intermédiaire du comte d’Entraigues, correspon-dait avec un nommé Lemaître, intrigant qui avaitété successivement avocat, secrétaire au conseil,pamphlétaire, prisonnier à la Bastille, et qui finis-sait par être agent des princes. On lui avait ad-joint un nommé Laville-Heurnois , ancien maîtredes requêtes et créature de Calonne, et un abbéBrothier, précepteur des neveux de l’abbé Maury.On demandait à ces intrigants des détails sur lasituation de la France , sur l’état des partis, surleurs dispositions, et des plans de conspiration.Us répondaient par des renseignements le plussouvent faux ; ils se vantaient faussement de leursprétendues relations avec les chefs du gouverne-ment, et contribuaient de toutes leurs forces àpersuader aux princes français qu’il fallait tout

attendre d'un mouvement dans l’intérieur. On le savait chargés de correspondre avec la Vendée etsurtout avec Charette, qui par sa longue résistanceétait le héros des royalistes, mais avec lequel onn’avait pu entamer encore aucune négociation.

Telle était donc la situation du parti royalist®au dedans et au dehors de la France . Il faisaitdans la Vendée une guerre peu alarmante par sesdangers, mais affligeante par ses ravages; il f° r 'mait en Bretagne des projets étendus, mais loi»'tains encore, et soumis à une condition bien difl*'cile, l’union et le concert d’une foule d’individus»hors de France il était divisé, peu considéré, p el1soutenu ; désabusé enfin sur l’efficacité des se-cours étrangers, il entretenait avec les royalistedu dedans des correspondances puériles.

La république avait donc peu à craindre des ef-forts de l’Europe et de la royauté. À part le suj elde peine quelle trouvait dans les ravages dej aVendée , elle n’avait qu’à s’applaudir de ses brû-

lants triomphes. Sauvée l’année précédente

de

l’invasion, elle s’était vengée cette année-ci P'des conquêtes; elle avait acquis la Belgique Brabant hollandais, les pays de Luxembourg »

,arlede

Liège et de Juliers , l’électorat de Trêves, le P a 'latinat, la Savoie, Nice, une place en Catalogne » 1:1vallée de Bastan, et menaçait ainsi à la foisHollande, le Piémont et l’Espagne . Tels étaie"les résultats des immenses efforts du célèbre c °mité de salut public.

CHAPITRE VIII.

Hiver île l’an ni. Reformes administratives dans toutes les provinces. — Nouvelles mœurs. Parti thermidorien ; la J e “’\ r tidoree. Salons de Paris. — Lutte des deux partis dans les sections ; rixes et scènes tumultueuses. — Violences du i 1 ^révolutionnaire aux Jacobins et au club électoral. — Décrets sur les sociétés populaires. — Décrets relatifs aux . e

Modifications au maximum et aux réquisitions. — Procès de Carrier. — Agitation dans Paris et exaspération cr° ,sdes deux partis. — Attaque de la salle des Jacobins par la jeunesse dorée. — Clôture du club des jacobins. —es soixante-treize députés emprisonnés après le 31 mai. — Condamnation et supplice de Carrier. Poursuites coiu n,ccontre BiUaud-Varennes, Collot-d’Herbois et Barrère.

Pendant que les événements que nous venonsde rapporter se passaient aux frontières, la con-vention continuait ses réformes. Les représen-tants chargés de renouveler les administrationsparcouraient la France , réduisant partout le nom-

e des comités révolutionnaires, les comp° s ‘^tutres individus, faisant arrêter, comme c °^ices du système de Robespierre , ceux q u ® rcès trop signalés ne permettaient pas de D 1 ^(punis, changeant les fonctionnaires nium