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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
ment grave. La production du blé étant plus coû-teuse et moins abondante dans certaines provinces,le prix que recevaient les fermiers dans ces pro-vinces ne payait pas même leurs avances. Il futdécidé que les prix des grains varieraient danschaque département, d’après ceux de 1790, etqu’ils seraient portés à deux tiers en sus. En aug-mentant ainsi le prix des subsistances, on songeaà élever les appointements, les salaires, le revenudes petits rentiers; mais cette idée, loyalementproposée par Cambon, fut repoussée comme per-fide par Tallien , et ajournée.
On s’occupa ensuite des réquisitions. Pourqu’elles ne fussent plus générales, illimitées,confuses, qu’elles n’épuisassent plus les moyensde transport, on décida que la commission desapprovisionnements aurait seule le droit de re-quérir; qu’elle ne pourrait plus requérir ni touteune denrée, ni tous les produits d’un département;mais qu’elle ne désignerait l’objet, sa nature,sa quantité, l’époque de la livraison et du paye-ment; qu’elle ne demanderait qu’au furet à mesuredu besoin, et dans le district le plus voisin du lieuà approvisionner. Les représentants près les ar-mées eurent seuls, dans le cas urgent d’un défautde vivres ou d’un mouvement rapide, la facultéde faire immédiatement les réquisitions néces-saires.
La question du séquestre des valeurs étran-gères fut vivement agitée. Les uns disaient—quela guerre ne devait pas s’étendre des gouverne-ments aux sujets; qu’il fallait laisser les sujetscontinuer paisiblement leurs relations et leurséchanges, et n’attaquer que les armées; que lesFrançais n’avaient saisi que 25 millions, tandisqu’on leur en avait saisi 100; qu’il fallait rendreles 25 millions pour qu’on nous rendît les 100;que le séquestre était ruineux pour nos ban-quiers, car ils étaient obligés de déposer au tré-sor ce qu’ils devaient à l’étranger, tandis qu’ilsne recevaient pas ce que l’étranger leur devait àeux, les gouvernements s’en emparant toujourspar jeprésailles; celle mesure ainsi prolongée ren-dait le commerce français suspect même aux neu-tres ; qu’enfm la circulation des effets ayant cessé,il fallait payer en argent une partie des denréestirées des pays voisins. Les autres répondaient—que, puisquon voulait distinguer dans la guerreles sujets des gouvernements, il faudrait ne diri-ger aussi les boulets et les balles que sur la têtedes rois, et non sur celle de leurs soldats; qu’il
faudrait rendre au commerce anglais les vaisseau*pris par nos corsaires, et ne garder que les va> 6 'seaux de guerre; que, si on rendait les 25 nid'lions séquestrés, l’exemple ne serait pas suivi P® 1les gouvernements ennemis, et que les 100 nid'lions des Français seraient toujours retenus; <[ üerétablir la circulation des valeurs, ce n’était q uCfournir aux émigrés le moyen de recevoir d cSfonds.
La convention n’osa pas trancher la question, etdécida seulement que le séquestre serait leve 3l’égard des Belges, que la conquête avait en q u ®|que sorte remis en paix avec la France , et à 1 ®gard des négociants de Hambourg , qui n’étaie® 1pas coupables de la guerre déclarée par l’enipdf’et dont les valeurs représentaient des blés foui*n lSà la France .
A toutes ces mesures réparatoires prises da 1,sl’intérêt de l’agriculture et du commerce, la c0i>
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venlion ajouta toutes celles qui pouvaient ramla sécurité et rappeler les négociants. Un an® 1décret mettait hors la loi tous ceux qui s’éta'psoustraits ou à un jugement ou à l’applica 11d’une loi; il fut aboli, et les condamnés p al ’ .commissions révolutionnaires, les suspects P® 1s’étaient cachés, purent rentrer dans leur do n '^cile. On rendit aux suspects encore détenus 1®^ministralion de leurs biens. Lyon fut déclaré 11tre plus en état de rébellion; son nom lu*rendu; les démolitions cessèrent; on lui refit*les marchandises qui étaient séquestrées p ar {communes environnantes;ses négociants n ’ eUr ^j,,plus besoin de certificat de civisme pour rece ' „fou expédier, et la circulation recommença Pcette cité malheureuse. Les membres de la c ° g)mission populaire de Bordeaux et leurs adliér® 1c’est-à-dire presque tous les négociants bordeétaient hôrs la loi : le décret porté contre eu*rapporté. Une colonne infamante devait ê lre ^.j acée à Caen en mémoire du fédéralisme; orf d e °qu’elle ne serait pas élevée. Sédan fut libre, d ebriquer toutes les espèces de drap. Les dep‘ e tments du Nord, du Pas-de-Calais , de '^' S t ” rr i-de la Somme, furent dispensés de l’inipût ^torial pendant quatre ans, à la condition P oU g n finde rétablir la culture du lin et du chanvre- son jeta un regard sur la malheureuse Vendée * jreprésentants Hentz et Francastel, I e ^ C l C ÿièTurreau et plusieurs autres qui avaient ex ,les décrets formidables de la terreur,pelés. On prétendit, naturellement, qui' 8