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Tome II.
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CONVENTION NATIONALE (1794).

c °niplices de Robespierre et du comité de salutPublic, qui avaient voulu faire durer éternelle-"'ent la guerre de la Vendée en employant laCr uauté. On ne sait pourquoi le comité aurait eu"ne pareille intention; mais les partis se rendentabsurdité pour absurdité. Vimeux fut appelé à^mander dans la Vendée , le jeune Hoche enp etagne; on envoya dans ces contrées de nou-Ve aux représentants avec mission d’examiner s’il^ r ait possible d'y faire accepter une amnistie, etJ amener ainsi une pacification.

Ou voit combien était rapide et général le re-^Ur vers d’autres idées. Il était naturel qu'en son-

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a toutes les espèces de maux, à toutes les

Sses de proscrits, l’assemblée songeât aussi à

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Propres membres. Depuis plus d’un anante-treize d’entre eux étaient détenus à Port-6 pour avoir signé une protestation contre le

^ Ils avaient écrit une lettre pour demanderes juges. Tout ce qui restait du côté droit, unert *e des membres, dits du ventre, se levèrent

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une question qui intéressait la sécurité due t demandèrent la réintégration de leurs col-ç,aUes. Alors s’éleva une de ces discussions ora-Ses et interminables qui prenaient toujours, Ssa nce dès qu’on soulevait le passé. « Vouss j°ulez donc condamner le 31 mai? s’écrièrent, , s Montagnards; vous voulez flétrir une jour-, ft .® e< lUe jusqu’à ce jour vous avez proclamée glo-, |! e use et salutaire ; vous voulez relever une fac-, n qui, par son opposition, manqua perdre las j. Publique; vous voulez réhabiliter le fédéra-Pï-ob” 10 ! ! ! * ^ es fh^MÎdoriens, auteurs ou ap-1 ) 0 ^ ateur s du 3i mai, étaient embarrassés; et,

’nu '’ ec uler la décision, la convention ordonnaj a Pport sur les soixante-treize.

dans la nature des réactions non-seule-chercher à réparer le mal accompli, maiscb a e vouloir des vengeances. On réclamaitTit^u 6 j°ur le jugement de Lebon et de Fouquier-G 0 ll 1 e ’ on avait déjà demandé celui de Billaud,®arrère, Vadier, Amar, Vouland, David,à tou^ 8 ^ es oocicos comités. Le temps amenaitl 0s n lnstanl des propositions du même genre.

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de Nantes , restées longtemps incon-troi s ’J ,ena * ent en ® n d’être révélées. Cent trente-!e ( r j^ anta is, envoyés à Paris pour être jugés parPrès î Una ' révolutionnaire, n’étaient arrivés qu’a-«c 0mé e 9 ll ‘ermidor; ils avaient été acquittés, ettpt’ils c aV6C ^ aveur dans toutes les révélationsr ent sur les malheurs de leur ville. L’in-

dignation publique fut telle qu’on se vit obligé demander à Paris les membres du comité révolution-naire de Nantes . Leur procès venait de faire con-naître toutes les atrocités ordinaires de la guerrecivile. A Paris , et loin du théâtre de la guerre, onne concevait pas que la fureur eût été pousséeaussi loin. Les accusés n’avaient qu’une excuse, etils l’opposaient à tous les griefs : la Vendée à leursportes, et les ordres du représentant Carrier.Voyant le terme de l’instruction approcher, ils s’é-levaient chaque jour plus fortement contre Car-rier, et demandaient qu’il vînt partager leur sort,et rendre compte lui-même des actes qu’il avaitordonnés. Le public en masse réclamait l’arresta-tion de Carrier et sa comparution devant le tribu-nal révolutionnaire. La convention devait prendreun parti. Les montagnards demandaient si, aprèsavoir déjà enfermé Lebon et David, et accusé plu-sieurs fois Billaud, Collot et Barrère, on ne fini-rait pas par poursuivre tous les députés qui étaientallés en mission. Pour rassurer leurs craintes, onimagina de rendre un décret sur les formes à em-ployer dans les poursuites contre un membre dela représentation nationale. Ce décret fut long-temps discuté, et avec le plus grand acharnementde part et d’autre. Les montagnards voulaient,pour éviter une nouvelle décimation, rendre lesformalités longues et difficiles. Ceux qu’on appe-lait les réacteurs voulaient, au contraire, les sim-plifier, pour rendre plus prompte et plus sûre lapunition de certains députés désignés sous le nomde proconsuls. Il fut décrété enfin que toute dé-nonciation serait renvoyée aux trois comités desalut public, de sûreté générale et de législation,qui décideraient s’il y avait lieu à examen; que,dans le cas d’une décision affirmative, il seraitformé au sort une commission de vingt et un mem-bres pour faire un rapport; que, d’après ce rap-port et la défense contradictoire du député in-culpé , la convention déciderait enfin s’il y avaitlieu à accusation , et enverrait le député devant letribunal compétent.

Aussitôt le décret rendu, les trois comités dé-clarèrent qu’il y avait lieu à examen contre Car-rier : une commission de vingt et un membres futformée; elle s’empara des pièces du procès, fitcomparaître Carrier devant elle et commença uneinstruction. D’après ce qui s’était passé au tribu-nal révolutionnaire, et la connaissance que tout lemonde avait acquise des faits, le sort de Carrierne pouvait être douteux. Les montagnards, tout