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binent les sociétés politiques, après avoir violem-ment oscillé en sens contraire, finissent par se•'enfermer dans un mouvement égal et justementl*®ilé. Mais que de temps encore, que de maux,9Ve de sang avant d’arriver à cette heureuse épo-que! Nos devanciers les Anglais eurent encore àlr averser Cromwell et deux Stuart.
Les jacobins dispersés n’étaient pas gens à seEnfermer dans la vie privée, et à renoncer auxa gUations politiques. Les uns se réfugièrent auclub électoral, qui, chassé de l’Évêché par les co-mités, s’était réuni dans une des salles du Muséum;le « autres se portèrent au faubourg Saint-Antoine,*lans la société populaire de la section des Quinze-Ÿingts. C’est là que se réunissaient les hommes lesPlus marquants et les plus prononcés du faubourg,^s jacobins s’y présentèrent en foule le 24 bru-maire, en disant : « Braves citoyens du faubourg
* Antoine, vous qui êtes les seuls soutiens du
* peuple, vous voyez les malheureux jacobins per-
* séculés. Nous vous demandons à être reçus dans
* votre société. Nous nous sommes dit : Allons au
* faubourg Antoine, nous y serons inattaquables;
1 t'éunis, nous porterons des coups plus sûrs pour1 garantir le peuple et la convention de l’escla-
* Vage! > Ils furent tous admis sans examen, sePermirent les propos les plus violents et les plus
an 8ereux, et lurent plusieurs fois cet article dea déclaration des droits : Quand le gouvernement•'o/e [ es ch-ghs fi u peuple, l’insurrection est pourPeuple le plus sacré des droits et le plus indis-^isuble des devoirs.
Les comités, qui avaient essayé leurs forces, etP*‘ se sentaient capables de vigueur, ne crurents devoir poursuivre les jacobins dans leur asile,
e Ur permirent de vains propos, se tenant prêts
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a 8*r au premier signal, si les faits venaient àU,Vre les paroles.
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b ®> expulsèrent de leur sein ce qu’on appelait les
VÇf r °m st es, qui se retirèrent du côté du Temple,rs faubourgs Saint-AntoineetSaint-Marceau.
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e ‘vrées de cette opposition, elles rédigèrent dede i,, euses adresses pour féliciter la conventionCo ei ? er S‘ e qu’elle venait de déployer contre lesvilj ' J lccs de Robespierre. De presque toutes lesv ent' S P art ‘ renl des adresses semblables, et la con-\'e * 0n ’ a * ns * entraînée dans la direction qu’elleLes P ren dre, s’y engagea encore davantage,les • S ° lxante ' lre ize déjà redemandés le furent tousleurs à grands cris par les membres du centre
I et du côté droit, qui tenaient à se renforcer desoixante-treize voix, et qui voulaient surtout as-surer la liberté du vote en rappelant leurs collè-gues. Les soixante-treize furent enfin élargis etréintégrés; la convention, sans s’expliquer sur le31 mai, déclara qu’on avait pu penser sur cet évé-nement autrement que la majorité, sans pour celaêtre coupable. Ils rentrèrent tous ensemble, levieux Dusaulx à leur tête. Celui-ci prit la parolepour eux, et assura qu’en venant se rasseoir à côtéde leurs collègues, ils déposaient tout ressentiment,et n’étaient occupés que du désir de faire le bienpublic. Ce pas fait, il n’était plus temps de s’arrê-ter. Louvet, Lanjuinais, Henri Larivière, Doulcet,Isnard, tous les girondins échappés à la proscrip-tion, et cachés la plupart dans des cavernes, écri-virent et demandèrent leur réintégration. Unescène violente s’éleva à ce sujet. Les thermido-riens, épouvantés de la rapidité de la réaction,s’arrêtèrent, et imposèrent au côté droit, qui,croyant avoir besoin d’eux, n’osa pas leur déplaire,et cessa d’insister. Il fut décrété que les députés mishors la loi ne seraient plus poursuivis, mais qu’ilsne rentreraient pas dans le sein de l’assemblée.
Le même esprit qui faisait absoudre les uns de-vait porter à condamner les autres. Un vieux dé-puté, nommé Raffron, s’écria qu’il était tempsde poursuivre tout ce qui était coupable, et deprouver à la France que la convention n’était pascomplice des assassins; il demanda qu’on mît sur-le-champ en jugement Lebon et David, tous deuxarrêtés. Ce qui s’était passé dans le Midi, et sur-tout à Bédouin (Vaucluse ), ayant été connu, onvoulut un rapport et un acte d’accusation contreMaignet. Une foule de voix demandèrent le juge-ment de Fouquier-Tinville , et une instructioncontre l’ancien ministre delà guerre Boucholte,celui qui avait livré les bureaux de la guerre auxjacobins. On fit la même proposition contre l’ex-maire Pache, complice, disait-on, des hébertistes,et sauvé par Robespierre . Au milieu de ce torrentd’attaques contre les chefs révolutionnaires, lestrois chefs principaux, longtemps défendus, de-vaient enfin succomber. Billaud-Varennes, Collot-d’Herbois et Barrère, accusés de nouveau etd’une manière formelle, par Legendre, ne purentéchapper au sort commun. Les comités ne purentse dispenser de recevoir la dénonciation et dedonner leur avis. Lecointre, déclaré calomniateurdans sa première accusation, annonça qu’il avaitfait imprimer les pièces qui lui avaient manqué