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Tome II.
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CONVENTION NATIONALE (1793).

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e % trop tardives pour être acceptées, et il neCrut pas devoir consentir à négocier à l’instant où011 allait être maître du pays. Abattre la puissances Gthoudérienne, relever la république hollan-^aise, lui sembla digne de la république française.

s’exposait, à la vérité, avoir toutes les colo-ft ' e s de la Hollande, et même une partie de saMarine, devenir la proie des Anglais , qui décla-rent s’en emparer au nom du stalhouder ; mais6s considérations politiques devaient l’emporter,a France ne pouvait pas ne pas abattre le stat-'°udérat ; celte conquête de la Hollande ajoutaitmerveilleux de ses victoires, intimidait davan-tage l’Europe , compromettait surtout les flancse la Prusse, obligeait cette puissance à traiters ar-Ie-champ, et par-dessus tout rassurait les pa-ctes français. En conséquence, Pichegru eut or-f e de ne plus s’arrêter. La Prusse, l’Empire,^avaient encore fait aucune ouverture, et on n’eutïlen à leur répondre. Quant à l’Espagne , qui pro-fitait de reconnaître la république et de lui payer

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mdemnités, à condition qu’on ferait vers lesRenées un petit État à Louis XVII , elle fut^°utée avec mépris et indignation, et ordre fut

°i>né aux deux généraux français de s’avancerrelâche. Quant à la Vendée , un décret d’am-

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le fut rendu : il portait que tous les rebelles,distinction de grade, qui poseraient les ar-dans l’intervalle d’un mois, ne seraient pasSuivis pour le fait de leur insurrection.

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Par le mélange de la prudence et de ré-

générai Canclaux, destitué à cause de sa? rat * on ’ fut replacé à la tête de l’armée ditejj 6 1 Ouest, qui comprenait la Vendée . Lejeunetl f' e > qui avait déjà le commandement de l’ar-[, e des côtes de Brest , reçut en outre celui deMu 66 ^ es c ° tes de Cherbourg : personne n’étaitS Ca pable que ces deux généraux de pacifier le

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8 ‘chegru, qui avait reçu ordre de poursuivre

^toarefle victorieuse, attendait que la surface du

Lût entièrement prise. Notre armée lon-

fleuve; elle était répandue sur ses bords

^düngen, Nimègue , et tout le long de l’île

vo^el, dont nous étions maîtres. Walmoden,

lue tlt< ^ ue Pichegru, vers Bommel, n’avait laissé

r en|^ U< % ues avant-postes sur la rive droite, lesma. et ~ -

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commença un mouvement offensif. IlPour f~ 11 au P rinco d’Orange de se joindre à lui,U las orn aer, de i eurs c i eux années réunies, une' '““Posante qui pût arrêter dans une bataille

l’ennemi qu’on ne pouvait plus contenir mainte-nant par la ligne des fleuves. Le prince d’Orange,tenant à ne pas découvrir la route d’Amsterdam,ne voulut jamais quitter Gorcum . Walmoden son-gea à se placer sur la ligne de retraite, qu’il avaittracée d’avance du Wahal à la Linge, de la Lingeau Leck, du Leck à l’Yssel, par Thiel, Arnhem et Deventer .

Tandis que les républicains attendaient la geléeavec la plus vive impatience, la place de Grave, dé-fendue avec un courage héroïque par le comman-dant Debons, se rendit presque réduite en cen-dres. C’était la principale des places que lesHollandais possédaient au delà de la Meuse, et laseule qui n’eût pas cédé à l’ascendant de nos ar-mes. Les Français y entrèrent le 9 nivôse (29 dé-cembre). Enfin, le 19 nivôse (8 janvier 1795), leWahal se trouva solidement gelé. La division Sou-ham le franchit vers Bommel ; la brigade Detvin-tlier, détachée du corps de Macdonald, le traversavers Thiel. A Nimègue et au-dessus, le passagen’était pas aussi facile, parce que le Wahal n’étaitpas entièrement pris. Néanmoins, le 21 (10), ladroite des Français le passa au-dessus de Nimè-gue, et Macdonald, appuyé par elle, passa à Ni-mègue même dans des bateaux. En voyant ce mou-vement général, l’armée de Walmoden se retira.Une bataille aurait seule pu la sauver; mais dansl’état de division et de découragement où se trou-vaient les coalisés, une bataille n’aurait peut-êtreamené qu’un désastre. Walmoden exécuta unchangement de front en arrière, en se portant surla ligne de l’Yssel, afin de gagner le Hanovre parles provinces de la terre ferme. Conformément auplan de retraite qu’il s’était tracé, il abandonnaainsi les provinces d’Ulrecht et de Gueldre auxFrançais . Le prince d’Orange resta vers la mer,c’est-à-dire à Gorcum . N’espérant plus rien, ilabandonna son armée, se présenta aux états réu-nis à La Haye , leur déclara qu’il avait essayé toutce qui était en son pouvoir pour la défense dupays, et qu’il ne lui restait plus rien à faire. Ilengagea les représentants à ne pas résister davan-tage au vainqueur, pour ne pas amener de plusgrands malheurs. Il s’embarqua aussitôt aprèspour l’Angleterre.

Dès cet instant', les vainqueurs n’avaient plusqu’à se répandre comme un torrent dans toute laHollande. Le 28 nivôse (17 janvier), la brigadeSaint entra à Utrecht , et le général Vandamme àArnhem . Les étals de Hollande décidèrent qu’on