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Tome II.
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CONVENTION NATIONALE (1795).

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au ssi à prouver qu’elle n’était pas la plus grande,P° u r se disculper de l’excessive émission. EnP re uve, on disait qu’au moment de la défection de

Uniouriez, du soulèvement de la Vendée , et de

1 ),

prise de Valenciennes , les assignats, circulantet * quantité beaucoup moindre qu’après le déblocus^ Dunkerque, de Maubeuge et de Landau, per-dent néanmoins davantage; ce qui était vrai, etqui prouvait que les défaites et les victoires in-üa ient sur le cours du papier-monnaie; véritéSa *'sdoute incontestable. Mais aujourd’hui,l(JS(; an ni (mars 1795), la victoire était complète! Ur tous les points, la confiance dans les ventesétablie, lesbiens nationaux étaient devenus°bjet d’une espèce d’agiotage, une foule de spé-Cl *lateurs achetaient, pour profiter sur les reventes0)1 Sur la division; et cependant le discrédit des^ s 'gnats était quatre ou cinq fois plus grand queprécédente. La quantité des émissionsétait“ a c la cause véritable de la dépréciation du pa-K et sa rentrée le seul moyen de relever sa va-e Ur.

I seul moyen de le faire rentrer, c’étai t de vendre

biens. Mais quel était le moyen de les vendre?

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Qui

étions éternelles, qu’on se proposait chaql ) . 1ee - La cause qui avait empêché d’acheter lesles années précédentes, c’était la répugnance,s P^jugé, surtout le défaut de confiance dans la^tédes acquisitions. Aujourd’hui c’en était uneS j t . re - Qu’on se figure comment se font les acqui-^ l °ns d’immeubles, dans le cours ordinaire desCiq SeS ‘ commerçant, le manufacturier, l’agri-^ 6ur > le capitaliste, avec des produits ou desaccumulés, achètent la terre de l’individu|i). S f st appauvri, ou qui vend pour changer sa®Priété contre une autre. Une terre s’échangeta. • l0u J°«rs ou contre une autre, ou contre desau -v mobiliers accumulés par le travail. L’ache-

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la terre vient se reposer sur son sein ; le

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°>>i. CU . 1 Va btii'e valoir les capitaux mobiliers qu’ili| ( . e P°l 1 en payement, etsuccéder au rôle laborieux<1U ‘ les exploitait. Tel est le roulement in-f lgü ; e< lela propriété immobilière. Mais qu’on seP f iété t<>Ul Un t ' eiS l< ‘ rlato ‘ re ’ composé de pro-So mptueuses et peu divisées, de parcs, de<lan s j^ x ’ d hôtels, mis en vente tout à la fois,Cfw ®oment même où les propriétaires et les<li S p er < * ants > les capitalistes les plus riches étaientet on comprendra si le payement en étaitt>rt niers' n ^ ta ' ent l ias quelques bourgeois ouproscription qui pouvaient

échappés à la

faire cette acquisition, et surtout la payer. On dirasansdoute que la masse des assignats en circulationétait suffisante pour solder les biens; mais cettemasse était illusoire, si chaque porteur d’assignatsétait obligé d’en employer huit ou dix fois davan-tage pour se procurer les mêmes objets qu’autre-fois.

La difficulté consistait donc à fournir aux acqué-reurs non pas la volonté d’acheter, mais la facultéde payer. Aussi tous les moyens proposés portaient-ils sur une base fausse, car ils supposaient touscette faculté. Ces moyens étaient ou forcés ou vo-lontaires. Les premiers consistaient dans la démo-nétisation et l’emprunt forcé. La démonétisationchangeait le papier de monnaie en simple déléga-tion sur les biens. Elle était tyrannique; car, lors-qu’elle atteignait l’assignat dans les mains de l’ou-vrier ou de l’individu qui avait tout juste de quoivivre , elle changeait le morceau de pain en terre,et affamait le porteur de cet assignat. Le seul bruit,en effet, qu’ou démonétiserait certaine portion dupapier les avait fait baisser rapidement, et on futobligé de décréter qu’on ne démonétiserait pas.L’emprunt forcé n’était pas moins tyrannique; ilconsistait aussi à changer forcément l’assignat demonnaieenvaleursurles terres. La seule différence,c’est que l’emprunt forcé portait sur les classes éle-vées et riches, et n’opérait la conversion que pourelles ; mais elles avaient tant souffert qu’il étaitdifficile de leur faire acheter des biens-fonds sansles mettre dans de cruels embarras. D’ailleurs, de-puis la réaction, elles commençaient à se défen-dre contre tout retour aux moyensrévolutionnaires.

Il ne restait donc plus que les moyens volontai-res. On en proposa de toute espèce. Cambon ima-gina une loterie : elle devait se composer de quatremillions de lots, de 1000 francs chacun; ce quifaisait une mise de quatre milliards de la part dupublic. L’État ajoutait 391 millions, qui servaientà faire de gros lots, de manière qu’il y avait quatrelots de 500,000 francs, trente-six de 250,000, troiscent soixante de 100,000. Les moins heureux re-trouvaient leurs lots primitifs de 1000 francs; maisles uns et les autres, au lieu d’avoir des assignats,n’avaient qu’un bon sur les biens nationaux, rap-portant trois pour cent d’intérêt. Ainsi, on sup-posait que l’appât d’un lot considérable ferait re-chercher ce placement en bons sur les biens na-tionaux , et que quatre milliards d’assignats quit-teraient ainsi la qualité de monnaie pour prendrecelle de contrats sur les terres, moyennant une