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Tome II.
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CONVENTION NATIONALE (il siB).

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’jPsndus dans les sections des faubourgs; leurs^ c >irds incendiaires où ils annonçaient une in-action sous huit jours, si les patriotes n’étaientdéchargés de toute poursuite, et si la consli-( *°n de 93 n’était pas mise en vigueur; leurs! 'ciliabules presque publics tenus dans les cafésv s ^ubourgs, enfin ce dernier essai d’un mou-u'ent, révélèrent à la convention l’intention d’unlf , Ve au 31 mai. Le côté droit, les girondins ren-fles thermidoriens, tous également menacés,^ Swent à prendre des mesures pour prévenir une

5 j. Ve He attaque contre la représentation nationale.

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qui venait de reparaître sur la scène et

toi

>ilé

’ cr au comité de salut public, proposa aux

Pré-

, les réunis une espèce de loi martiale, destinée

v eve nir de nouvelles violences contre la con-* 0tl - Ce projet de loi déclarait séditieux toutIjJ^Uddement où l’on proposerait d’attaquer les

°Pfiétés publiques ou particulières, de rétablir

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!°yamé , de renverser la république et la consti-

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de 93, de se rendre au Temple ou à la con-etc. Tout membre d’un pareil rassemble-

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dtaît passible de la déportation. Si, aprèsii„ s °uiinations des magistrats, le rassemblementls sipait pas, la force devait être employée;4 1 S f es sections voisines, en attendant la réunion

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^ es h° rCe devaient envoyer leurs pro-

fit n aia dlons. L’insulte faite à un représentant• e punie de la déportation ; l’outrage% ( j V '°' ence , de la peine de mort. Une seule clo-ViU 0n ev -it rester dans Paris , et être placée au pa-Sit r j ( f e l’Unité. Si un rassemblement marchaitl o Cs j (i invention, cette cloche devait sonner leSis . s " l ’~lc-champ. A ce signal, toutes les see-Si„. fUaien t tenues de se réunir et de marcher aureprésentation nationale. Si la con-

v^dela

f ta it dissoute ou gênée dans sa liberté, ilV^nt à tous les membres qui pourraient«e f 4 PPerde partir sur-le-champ de Paris , et deà Châlons-sur-Marne . Tous les sup-S ’ tous les députés en congé et en mission0, 'dre de se réunir à eux. Les généraux de-auss itôt leur envoyer des troupes de la fron-nouvelle convention formée à Châlons ,’fitr de l’autorité légitime, devait mar-

t(! [)^ s ' r f' ;u '' s , délivrer la portion opprimée de la^ ll(lr 'tâ|' U ^ 0n nationale, et punir les auteurs de

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°«? Ués accue ülirent ce projet avec empres-^ ' c pi-’ leyes fut ci,ar gé d’en faire le rapport, ettenter le plus tôt possible à l’assemblée.

Les révolutionnaires, de leur côté, enhardis parle dernier mouvement, trouvant dans la disetteune occasion des plus favorables, voyant le dan-ger croître pour leur parti, et le moment fatals’approcher pour Billaud, Collot, Barrère et Va-dier, s’agitèrent avec plus de violence et songèrentsérieusement à combiner une sédition. Le clubélectoral et la société populaire des Quinze-Vingtsavaient été dissous. Les révolutionnaires, privésde ce lieu de refuge, s’étaient répandus dans lesassemblées de section, qui se tenaient tous les dé-cadis : ils occupaient les faubourgs Saint-Antoineet Saint-Marceau, les quartiers du Temple et dela Cité. Ils se voyaient dans des cafés placés aucentre de ces différents quartiers, ils projetaientun mouvement, mais sans avoir ni un plan ni deschefs bien avoués. Il se trouvait parmi eux plu-sieurs hommes compromis, ou dans les comitésrévolutionnaires, ou dans différentes fonctions,qui avaient beaucoup d’influence sur la multitude;mais aucun d’eux n’avait une supériorité décidée.Ils se balançaient les uns les autres, s’entendaientassez mal, et n’avaient surtout aucune communi-cation avec les députés de la Montagne.

Les anciens meneurs populaires, toujours alliéssoit à Danton, soit à Robespierre , aux chefs dugouvernement, leur avaient servi d’intermédiairespour donner le mot d’ordre à la populace. Mais lesuns et les autres avaient péri. Les nouveaux me-neurs étaient étrangers aux nouveaux chefs de laMontagne : ils n’avaient de commun avec eux queleurs dangers et leur attachement à la même cause.D’ailleurs les députés montagnards, restés en mi-norité dans les assemblées, et accusés sans cessede conspirer pour recouvrer le pouvoir, comme ilarrive à tous les partis battus, étaient réduits à sejustifier chaque jour, et obligés de protester qu’ilsne conspiraient pas. Le résultat ordinaire d’unetelle position est d’inspirer le désir de voir con-spirer les autres et la répugnance à conspirer soi-même. Aussi les montagnards disaient chaquejour : Le peuple se soulèvera; il faut qu’il se sou-lève; mais ils'n’auraient pas osé se concerter aveclui pour amener ce soulèvement. On citait biendes propos imprudents de Duhem et de Maribon-Montaud dans un café; l’un et l’autre avaientassez peu de réserve et de mesure pour les avoirproférés. On répétait des déclamations de Léonard-Bourdon à la société sectionnaire de la rue duVert-Bois : elles étaient vraisemblables de sa part;mais aucun d’eux ne correspondait avec les pa-