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' DIRECTOIRE (1796).
a >nsi à révolutionner le Piémont ; tout cela pourSef vir une ambition étrangère et même ennemie,Celle de l’Autriche . Le roi céda, et fit faire des ou-lires, par Colli, à Bonaparte. Elles arrivèrenta Çherasco le 4 floréal (25 avril). Bonaparte n’a-', ai * pas de pouvoirs pour signer la paix ; mais ilmaître de signer un armistice, et il s’y dé-Cl( la. Il avait négligé le plan du Directoire , pourac hever de réduire les Piémontais; il n’avait pas* a ^pendant pour but de conquérir le Piémont ,,Us seulement d’assurer ses derrières. Pour con-^Çérir le Piémont, il fallait prendre Turin , et ilav ait ni le matériel nécessaire, ni des forces suf-nt es pour fournir un corps de blocus et se ré-j. Ÿer une armée active. D’ailleurs la campagne se1 0 î. Qait ^cs lors à un siège. En s’entendant avec_ rémont, avec des garanties nécessaires, il pou-, 11 fondre en sûreté sur les Autrichiens , et les* a sser de l’Italie . On disait autour de lui qu’il, * a it ne pas accorder de condition, qu’il fallaittlr ôner un roi, le parent des Bourbons, et ré-• ail< lre dans le Piémont la révolution française.
dut:
eta ' t ) dans l’armée, l’opinion de beaucoup desol-g ’ d’officiers et de généraux, et surtout d’Au-et au ’ Tu» était né au faubourg Saint-Antoine,n’é? U -* en ava it les opinions. Le jeune Bonapartel'év ^ P°* nt de cet avis ; il sentait la difficulté dettiip U . tlonner une monarchie qui était la seulet a ; ila ' re en Italie , et où les anciennes mœurs s’é-Cl 'ée * l )ar f u ' te mcnt conservées ; il ne devait pas seciter ( CS eni l )an 'as sur sa route; il voulait mar-p en( i r ?P‘dement à la conquête de l’Italie , qui dé-le Ul , 311 < l e la destruction des Autrichiens et ded(j nc ex l H| l s i°n au delà des Alpes . Il ne voulaitral c V en faire qui pût compliquer sa situation et^ sa marche.
ïn a j s ii C ° ns éq ue nce il consentit à un armistiee;Pectir, l° uta en l’accordant, que, dans l’étatres-
Qn es armées, un armistice lui serait funesteses q e ne , lui donnait des garanties certaines pourlui ij^ r * ares > en conséquence, il demanda qu’on* ro ‘ s Pl aces de Coni, Tortone etéditai r ' e ’ avec tous l es magasins qu’elles ren-C ° ni pte t nt ’ ^ es< iuels serviraient à l’armée, sauf àdu PiénjQ 11811 * 16 avec la république; que les routes;| lji'ég ea -| 111 fanent ouvertes aux Français , ce quiau l^ord* , Cons ldérablement le chemin de la France SUr ces r U ^ ’ < î u ' un service d’étapes fût préparéI ’ a iet u . u es Pour les troupes qui les traverse-■v/ir:'"»" l’armée sarde fût dispersée" aces; de manière que l’armée française
n’eût rien à en craindre. Ces conditions furentacceptées, et l’armistice fut signé à Cherasco,le 9 floréal (28 avril), avec le colonel Lacoste etle comte Latour.
Il fut convenu que des plénipotentiaires parti-raient sur-le-champ pour Paris , afin de traiter dela paix définitive. Les trois places demandées fu-rent livrées, avec des magasins immenses. Dès cemoment l’armée avait sa ligne d’opération couvertepar les trois plus fortes places du Piémont ; elleavait des routes sûres, commodes, beaucoup pluscourtes que celles qui passaient par la rivière deGênes, et des vivres en abondance; elle se ren-forçait d’une quantité de soldats qui, au bruit dela victoire,quittaient les hôpitaux; elle possédaitune artillerie nombreuse, prise à Cherasco et dansles différentes places, et grand nombre de che-vaux; elle était enfin pourvue de tout, et les pro-messes du général étaient accomplies. Dans lespremiers jours de son entrée en Piémont , elleavait pillé, parce qu’elle n’avait, dans ses marchesrapides, reçu aucune distribution, La faim apai-sée, l’ordre fut rétabli. Le comte de Saint-Mar-san, ministre de Piémont, visita Bonaparte et sutlui plaire ; le fils même du roi voulut voir le jeunevainqueur, et lui prodigua des témoignages d’es-time qui le touchèrent. Bonaparte leur renditadroitement les flatteries qu’il avait reçues; il lesrassura sur les intentions du Directoire et sur ledanger des révolutions. Il était sincère dans sesprotestations, car il nourrissait déjà une penséequ’il laissa percer adroitement dans ses différentsentretiens. Le Piémont avait manqué à tous sesintérêts en s’alliant à l’Autriche : c’est à la France qu’il devait s’allier; c’est la France qui était sonamie naturelle, car la France, séparée du Pié-mont par les Alpes , ne pouvait songer à s’en em-parer : elle pouvait au contraire le défendre contral’ambition de l’Autriche , et peut-être même luiprocurer des agrandissements. Bonaparte ne pou-vait pas supposer que le Directoire consentît àdonner aucune partie de la Lombardie au Piémont ;car elle n’était pas conquise encore, et on ne vou-lait d’ailleurs la conquérir, que pour en faire unéquivalent des Pays-Bas ; mais un vague espoird’agrandissement pouvait disposer le Piémont às’allier à la France , ce qui nous aurait valu unrenfort de vingt mille hommes de troupes excel-lentes. Il ne promit rien, mais il sut exciter, parquelques mots, la convoitise et les espérances du; cabinet de Turin .