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DIRECTOIRE (1706).
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^ Patrie italienne. Ce peuple d’agriculteurs, de
° U, S e °is, d’artistes, de nobles, les prêtres ex-
, s > 9 u i ne connaissaient que l’Église pourmvl-
Parti
*) e i s’enflammait à l’espoir de voir toutes lesn . l,es du pays réunies en une seule, sous un, . '^gouvernement, républicain ou monarchique,Il s ll alien. Certes, une population de vingt mil-
ll °ns d’î
grands
anies, des côtes et un sol admirables, de
pos US P° lls ’demagnifiquesvilles,pouvaientcom-r Un État glorieux et puissant ! Il ne manquait
Wune
, — armée. Le Piémont seul, toujours engagé
. n s les guerres du continent, avait des troupes^in ^ ^ ans doute la nature était
P ; irt'^ aV °ir r'^nsé le courage naturel aux autrestes d’Italie ; mais le courage naturel n’est rienn’ , Une forte organisation militaire. L’Italie ( | ( j*'a't pas un régiment qui pût supporter la vues baïonnettes françaises ou autrichiennes.f 0 ^ ' approche des Français , les ennemis de la ré-t . Apolitique furent frappés d’épouvante, ses par-j, ans transportés de j oie. La masse entière était dans^Aiété; elle avait des pressentiments vagues, in-
‘aiits; elle ne savait s’il fallait craindre ou es-Perer.
et j!° na parte, en entrant en Italie , avait le projetVe, ° rdle tien chasser les Autrichiens. Son gou-la bernent voulant, comme on l’a dit, se procurerpoi * X ’ ne son 8 ea i t a conquérir la Lombardie quecède ^ rendre a l’Autriche , et forcer celle-ci àgaè/ Pa y s ' Bas - Bonaparte ne pouvait donctr e C Son § er à affranchir l’Italie ; d’ailleurs, avecc l*er 6 61 f l ue l < I ues mille hommes, pouvait-il affi-Ul >e f 1 -* ^ Ut Pditiq 11 ®? Cependant, les Autrichienshi en ° ls r cjetés au delà des Alpes , et sa puissance
fl„ assur ce, il pouvait exercer une grande in-gc a , e > et i suivant les événements, tenter deb ut f S c l 10scs - Si, par exemple, les Autrichiensét a j aS P art out, sur le Pô, sur le Rhin et le Danube ,P«un 1 °k%® s de céder même la Lombardie ; si lesm, * es > vraiment enflammés pour la liberté, se
iv° nçaie ‘u
pour elle à l’approche des armées
Pour p, Ses : alors de Sondes destinées s’ouvraientn’ a qj , lal, e ■ Mais en attendant, Bonaparte devait
l'once 61 a . Ucun but, P our ne P as ' rr ' ter tous ^ es
lion ét^' 1 d hissait sur ses derrières. Son inten-ti° tlll;| ai1 donc de ne montrer aucun projet révolu-l’essor T’ ! nais de ne point contrarier non plusÉ prése 6S '"'"SAtions, et d’attendre les effets deL’ est n ^ e des Pra nçais sur le peuple italien.c°ut en(s aias ' fln’il avait évité d’encourager les mé-Cu Piémont , parce qu’il voyait un pays
difficile à révolutionner, un gouvernement fort, etune armée dont l’alliance pouvait être utile.
L’armistice de Cherasco était à peine signé,qu’il se mit en route. Beaucoup de gens dans l’ar-mée désapprouvaient une marche en avant. Quoi !disaient-ils, nous ne sommes que trente et quel-ques mille, nous n’avons révolutionné ni le Pié-mont ni Gènes, nous laissons derrière nous cesgouvernements, nos ennemis secrets, et nous al-lons essayer le passage d’un grand fleuve commele Pô! nous lancer à travers la Lombardie , et dé-cider, peut-être, par notre présence, la républiquede Venise à jeter cinquante mille hommes dans labalance ! — Bonaparte avait l’ordre d’avancer etil n’était pas homme à rester en arrière d’un ordreaudacieux, mais il l’exécutait parce qu’il l’approu-vait, et il l’approuvait par des raisons profondes.Le Piémont et Gênes nous embarrasseraient bienplus, disait-il, s’ils étaient en révolution : grâce àl’armistice, nous avons une route assurée par troisplaces fortes; tous les gouvernements de l’Italie seront soumis, si nous savons rejeter les Autri-chiens au delà des Alpes; Venise tremblera si noussommes victorieux à ses côtés ; le bruit de notrecanon la décidera même à s’allier à nous; il fautdonc s’avancer non pas seulement au delà du Pô ,mais de l’Adda, du Mincio, jusqu’à la belle lignede l’Adige ; là nous assiégerons Manloue et nousferons trembler toute l’Italie sur nos derrières. —La tête du jeune général, enflammée par sa marche,concevait même des projets plus gigantesques en-core que ceux qu’il avouait à son armée. Il voulait,après avoir anéanti Beaulieu, s’enfoncer dans leTyrol, repasser les Alpes une seconde fois, et sejeter dans la vallée du Danube , pour s’y réuniraux armées parties des bords du Rhin . Ce projetcolossal et imprudent était un tribut qu’un espritvaste et précis ne pouvait manquer de payer à ladouble présomption de la jeunesse et du succès. Ilécrivit à son gouvernement pour être autorisé àl’exécuter.
Il était entré en campagne le 20 germinal(9 avril) ; la soumission du Piémont était termi-née le 9 floréal (28 avril) par l’armistice de Che-rasco; il y avait employé dix-huit jours. Il partitsur-le-champ afin de poursuivre Beaulieu. Il avaitstipulé avec le Piémont qu’on lui livrerait Valencepour y passer le Pô ; mais cette condition était unefeinte, car ce n’était pas à Valence qu’il voulaitpasser ce fleuve. Beaulieu, en apprenant l’armi-stice, avait songé à s’emparer, par surprise, des