Band 
Tome II.
Seite
313
JPEG-Download
 

515

DIRECTOIRE (1790).

So Us 1 a

toill 6 comman ^ ement du général Desaix. DixSû(is e ^ on imes devaient essayer de passer au-des-hej S ^ ^ tras bourg, dans les environs de Gambs-’ Quinze mille hommes devaient passer delos' S 0Ul * a Kelil.Le 5 au soir (25 juin), on fermaSa» ^° ltes de Strasbourg pour que l’avis du pas-le J»e p ùt j )as ^ tre ,j onn é à l’ennemi. Dans la nuitl es ° u Pes s’acheminèrent en silencevers le fleuve.et I ^aux furent conduits dans le bras Mabile,l e ^ 13 s Mabile dans le Rliin. La grande île d’Ehr-Pas UI1 P r ® s entait un intermédiaire favorable auL Les bateaux yjetèrent deux mille six cents1’^ ,| es - Ces braves gens, ne voulant pas donner) 4 ^ _ P ar l’explosion des armes à feu, fondirent àles ai0nne «û sur les troupes répandues dans l’ile,.Poursuivirent, et ne leur donnèrent pas le tempsîle ^P 61 ’ les petits ponts qui aboutissaient de cetteleuj 111 ^ a r ' vc droite. Ils passèrent ces ponts àD e Su *te; et quoique l’artillerie ni la cavaleried a Posent les suivre, ils osèrent déboucher seulsgrande plaine qui borde le fleuve, et s’ap-'-'Cd ^ ler| t de Kelil. Le contingent des Souabes

1 0 Can >pé à quelque distance de là, à Wilstett.„ déta '

, er ‘e,

>f a

Cav al :l;ic * lemenls qui en arrivaient, surtout en' Fle ’ ren daient périlleuse la situation de<a ^ie française qui avait osé déboucher surtrj; l(1( , e dr °ite. On n’hésita pas à renvoyer les ba-;iii ls i l’avaient transportée, et à compromettreCo arjj Sa traite, pour aller lui chercher du se-autres troupes arrivèrent; on s’avançal ’ 0n aborda les retranchements à la baïon-le f 0ji ’ t et 011 les enleva. L’artillerie trouvée danstiii es tournée aussitôt sur les troupes enne-sé(> s ’ ari ûvant de Wilstett, et elles furent repou-Kolq 0rs un pont fut jeté entre Strasbourg ety p as ’ s ^ 1 ac l‘evé le lendemain 7 (25 juin). L’annéev°yé s -x ^ t0Ut enl ière. Les dix mille hommes en-", Ca Us,

.us e Gambsheim n’avaient pu tenter le passage,^sbr ^ a crue ( l es eaux - Us remontèrent à( lU’o uC ett e

° Ur g > et franchirent le fleuve sur le pont

CettI 6riaU d ^ jeter-

^écisïo ° pération avait été exécutée avec secret,"terq dg 0 et hardiesse. Cependant le dissémine-nt’àAi 8 troupes autrichiennes, depuis Bâlejus-et U anhe int, '■ -« ‘ utéritp r *

•'ois w ..„ ■ tje prince de Condé se trouvait avec

l e -."“utnt, en diminuait beaucoup la difficulté-°i s Le prince de Condé se trouvait avec

à hrj Ss ^ 6 ^ lu 't cents hommes vers le haut Rhin ;^Pt min’ ^ e . cont lngent de Souabe , au nombre de* lai,, ein. i° Cln( l cents > était vers Wilstett, à lal'eu p rè e Strasbourg ; et huit mille hommes, à

s °us Starrai, campaient depuis Stras-

bourg jusqu’à Manheim . Les forces ennemiesétaient donc peu redoutables sur ce point; maiscet avantage lui-même était dû au secret du pas-sage , et le secret à la prudence avec laquelle ilavait été préparé.

Cette situation présentait l’occasion des plusbeaux triomphes. Si Moreau avait agi avec la rapi-dité du vainqueurdeMontenotte, il pouvait fondresur les corps disséminés le long du fleuve, lesdétruirel’un après l’autre, etvenir même accablerLatour, qui repassait de Manheim sur la rivedroite et qui, dans le moment, comptait tout auplus trente-six mille hommes. Il aurait pu mettreainsi hors de combat toute l’armée du haut Rhin ,avant que l’archiduc Charles pût revenir des bordsde la Lahn . L’histoire fait voir que la rapidité esttoute-puissante à la guerre, comme dans toutesles situations de la vie. Prévenant l’ennemi, elledétruit en détail ; frappant coup sur coup, elle nelui donne pas le temps de se remettre, le démo-ralise , lui ôte la pensée et le courage. Mais cetterapidité dont on vient de voir de si beaux exem-ples sur les Alpes et le Pô, suppose plus que lasimple activité; elle suppose un grand but, ungrand esprit pour le concevoir, de grandes pas-sions pour oser y prétendre. On ne fait rien degrand au monde sans les passions, sans l’ardeuret l’audace qu’elles communiquent à la pensée etau courage. Moreau, esprit lumineux et ferme, n’a-vait pas cette chaleur entraînante, qui, à la tri-bune, à la guerre, dans toutes les situations, en-lève les hommes, et les conduit malgré eux à devastes fins.

Moreau employa l’intervalle du 7 au 10 messi-dor (25, 28 juin) à réunir ses divisions sur la rivedroite du Rhin . Celle de Saint-Cyr, qu’il avaitlaissée à Manheim , arrivait à marches forcées. Enattendant cette division, il avait sous la main cin-quante-trois mille hommes, et il en voyait unevingtaine de mille disséminés autour de lui. Le 10(28 juin), il fit attaquer dix mille Autrichiens re-tranchés sur le Renchen , les battit, et leur fit huitcents prisonniers. Les débris de ce corps se re-plièrent sur Latour, qui remontait la rive droite.Le 12 (50 juin), Saint-Cyr étant arrivé, toutel’armée se trouva aû delà du fleuve. Elle comptaitsoixante-trois mille hommes d’infanterie, et sixmille chevaux, en tout soixante et onze millehommes. Moreau donna la droite à Férino, le cen-tre à Saint-Cyr, la gauche à Desaix. Il se trouvaitau pied des Montagnes-Noires.