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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
» dation de la république, n’y pensent aujourd’hui» que pour chercher les moyens de la détruire, et» n’en parlent que pour calomnier ses plus fer-» mes appuis, répandent depuis quelques jours les» bruits les plus injurieux aux armées, et à l’un» des officiers généraux qui les commandent. Ne» leur est-il donc plus suffisant, pour parvenir à» leur but, de correspondre ouvertement avec la» horde conspiratrice résidante à Hambourg ?» Faut-il que pour obtenir la protection des maî-» très qu’ils veulent donner à la France , ils avi-» lissent les chefs des armées? Pensent-ils que» ceux-ci, aussi faibles qu’au temps passé, se» laisseront injurier sans oser répondre, et accu-» scr sans se défendre? Pourquoi Bonaparte sey> trouve-t-il donc l’objet des fureurs de ces mes-» sieurs? est-ce parce qu’il a battu leurs amis et» eux-mêmes en vendémiaire? est-ce parce qu’il» dissout les armées des rois, et qu’il fournit à là» république les moyens de terminer glorieuse-» ment cette honorable guerre? Ah! brave jeune» homme, quel est le militaire républicain qui ne» brûle du désirde t’imiter? Courage, Bonaparte!» conduis à Naples, à Vienne, nos armées victo-» rieuses; réponds à tes ennemis personnels en» humiliant les rois, en donnant à nos armes un» lustre nouveau; et laisse-nous le soin de ta» gloire!
» J’ai ri de pitié en voyant un homme, qui» d’ailleurs a beaucoup d’esprit, annoncer des in-» quiétudes, qu’il n’a pas, sur les pouvoirs accor-» dés aux généraux français . Vous les connaissez» à peu près tous, citoyen ministre. Quel est celui» qui, en lui supposant même assez de pouvoir» sur son armée pour la faire marcher sur le gou-» vernement, quel est celui, dis-je, qui jamais» entreprendrait de le faire, sans être sur-le-» champ accablé par ses compagnons? A peine les» généraux se connaissent-ils, à peine correspon-» dent-ils ensemble! leur nombre doit rassurer» sur les desseins que l’on prête gratuitement à» l’un d’eux. Ignore-t-on ce que peuvent sur les» hommes, l’envie, l’ambition, la haine, je puis» ajouter, je pense, l’amour de la patrie et l’hon-» neur? Rassurez-vous donc, républicains mo-» dernes.
» Quelques journalistes ont poussé l’absurdité)> au point de me faire aller en Italie pour arrêter» un homme que j’estime et dont le gouvernement» a le plus à se louer. On peut assurer qu’au temps» où nous vivons, peu d’officiers généraux se char-
» géraient de remplir les fonctions de gen • , c» bien que beaucoup soient disposés à con» les factions et les factieux.
» Depuis mon séjour à Paris , j’ai vu des» mes de toutes les opinions; j’ai pu en a PP^
» quelques-uns à leur juste valeur. Il erl >£l j )e r» pensent que le gouvernement ne peut» sans eux : ils crient pour avoir des places- ^» très, quoique personne ne s’occupe d’eus>
» qu’on a juré leur perte : ils crient po ul jus» dre intéressants. J’avais vu des éniig reS ’ ^ c ;t» Français que royalistes, pleurer de joie ® 11» de nos victoires; j’ai vu des Parisiens ^Ja'» quer en doute. Il m’a semblé qu’un P al ^ ser le» cieux, mais sans moyens, voulait vent'
» gouvernement actuel, pour y substitue 1 0 ;t,» chie; qu’un second, plus dangereux, ld |lS ^ | )0 r» et qui compte des amis partout, tendait ^ ^ ]a» leversement delà république, pour re® {l inC» France la constitution boiteuse de 1» guerre civile de trente années; quun et» enfin, s’il sait mépriser les deux alltl eJ) t F s» prendre sur eux l’empire que lui d° |in ^ de» lois, les vaincra, parce qu’il est coinP ( j 0 at» républicains vrais, laborieux et pr°® ’
» les moyens sont les talents et les veU u ®^_ j 0 ip» qu’il compte au nombre de ses p a, ' tlS ‘ ^ro» 1» les bons citoyens, et les armées, d ul r lai®'» sans doute pas vaincu depuis cinq anS P» ser asservir la patrie. » jj r ui ts ’ C *
Ces deux lettres firent taire tous l eSimposèrent silence aux malveillants. fais®* 1Au milieu de sa gloire, le gouvernentpitié par son indigence. Le nouveau P^^te f rnaie s’était soutenu peu de temps, et sa ^ QVvait le Directoire d’une importante resso ^ milse souvient que le 26 ventôse (16 (® arS - t jliards 400 millions de mandats avaient Jeet hypothéqués sur une valeur corresp c oti 5 ^biens. Une partie de ces mandats avait ecrée à retirer les 24 milliards d assigna^ ^ p oUen circulation, et le reste à pourvoir c0 pin^veaux besoins. C’était en quelque SO j, a ^ c jen P anous l’avons dit, une réimpression ce ^ ch*^,pier, avec un nouveau titre et un n0in ^ ,. lC és
Les 24 milliards d’assignats étaient re cr éet^
800 millions de mandats; et au lieu c ^ cf é»>core 48 autres milliards d’assigna S ’ ^ jt.u
1600 millions de mandats. La dû a pSdonc dans le titre et le chiffre. 1 af l’edans l’hypothèque : car les assigna