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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

d^l eilc ‘"“ rcs , ne représentaient pas «ne valeur^ er minée de biens; les mandats, au contraire,(lj' ant ’ procurer les biens sut l’offre simple du prixs ° ^90, en représentaient bien exactement la^ «le 2 milliards 400 millions. Tout cela(j.^P'-cha pas leur chute, qui fut le résultat deRentes causes. La France ne voulait plus de'mm' 61 ’ et ® ta ‘‘ décidée à n’y plus croire. Or,>e grandes que soient les garanties, quand.,. n y veut plus regarder, elles sont comme si

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plus regarder, elles sont comme sies ^étaient pas. Ensuite le chiffre du papier,

ne l’ûmit pas assez. On convertis-milliards d’assignats en 800 millions detr ent'^ tS ’ ° n r( ^ u * sa *‘ ^ onc l’ a neien papier auCet) t.’ e ® e > et il aurait fallu le réduire aux deux-Va , a ! c '«e pour être dans la vérité, car 24 milliardsd 1(t) ^ ent tout au plus 120 millions. Les reproduirer e ! eirculation pour 800 millions, en les con-''r a ' 1SSant en mandats, c’était une erreur. Il est|jj tpt’on leur affectait une pareille valeur des ’ mais une terre qui en 4790 valait 4002a e / ra ncs, ne se vendait aujourd’hui que 50 ouC>ne francs ; p ar conséquent, le papier por-nouveau titre et ce nouveau chiffre, eût-ilv*tl 0 ij. r< ’P r ® seiU é exactement les biens, ne pouvaitv °Ul . CoiIlme eux que le tiers de l’argent. Or,Soi J( air ‘ e faire circuler au pair, c’était encore

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un mensonge. Ainsi quand même il y

|>i er . ei1 Possibilité de rendre la confiance au pa-t° (1 j^ a Apposition exagérée de sa valeur devaitcm îi; rs le faire tomber. Aussi, bien que sa cir-a lût forcée partout, on ne l’accepta qu’unl'°se r Les mesures violentes qui avaient pu im-lO 1100, étaient impuissantes aujourd’hui,btifg ne ne traitait plus qu’en argent. Ce numé-Ber ’ On on avait cru enfoui ou exporté à l’élran-^«'Plissait la circulation. Celui qui étaityr ent S ® montrait, celui qui était sorti de France Wi Cs ‘ au - Les provinces méridionales étaient rem-plie,. 6 Piastres, qui venaient d’Espagne , appeléesPar le besoin. L’or et l’argent vont,les ai a tou tes les marchandises, là où la demandes ° itiaj* r ?’ Aulèmcnt leur prix est plus élevé, etSa nte Ient jusqu’à ce que la quantité soit suffi-‘ait jjj One le besoin soit satisfait. Il se eommet-ï ° 1 01 ) our encore quelques friponneries, par les

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An» Sftrnf; nts en mandats, parce que les lois,^ettajg 1 c ° Ur s forcé de monnaie au papier, per-fetaent^ 1 cle . l em ploy e r à l’acquittement des enga-^ ‘Mites f Cr ' ts ’ ma * s on nc l’osait guère, et, quantes stipulations, elles se faisaient en nu-

méraire. Dans tous les marchés on ne voyait quel’argent ou l’or ; les salaires du peuple ne se payaientpas autrement. On aurait dit qu’il n’existait pointde papier en France . Les mandats ne se trouvaientplus que dans les mains des spéculateurs, qui lesrecevaient du gouvernement, et les revendaientaux acquéreurs de biens nationaux.

De cette manière, la crise financière, quoiqueexistant encore pour l’État, avait presque cessépour les particuliers. Le commerce et l’industrie,profitant d’un premier moment de repos, et dequelques communications rouvertes avec le con-tinent par l’effet de nos victoires, commençaientà reprendre quelque activité.

Il ne faut point, comme les gouvernements ontla vanité de le dire, encourager la production pourqu’elle prospère; il faut seulement nc pas la con-trarier. Elle profite du premier moment pour sedévelopper avec une activité merveilleuse. Mais siles particuliers recouvraient un peu d’aisance, legouvernement, c’est-à-dire ses chefs, ses agentsde toute espèce, militaires, administrateurs oumagistrats, ses créanciers, étaient réduits à uneaffreuse détresse. Les mandats qu’on leur donnaitétaient inutiles dans leurs mains; ils n’en pou-vaient faire qu’un seul usage, c’était de les passeraux spéculateurs sur le papier, qui prenaient4 00 francs pour six, et qui revendaient ensuite cesmandats aux acquéreurs de biens nationaux. Aussiles rentiers mouraient de faim ; les fonctionnairesdonnaient leur démission; et, contre l’usage, aulieu de demander des emplois, on les résignait.Les armées d’Allemagne et d’Italie , vivant chezl’ennemi, étaient à l’abri de la misère commune;mais les armées de l’intérieur étaient dans une dé-tresse affreuse. Hoche ne faisait vivre ses soldatsque de denrées perçues dans les provinces del’Ouest, et il était obligé d’y maintenir le régimemilitaire pour avoir le droit de lever.en nature lessubsistances. Quant aux officiers et à lui-même, ilsn’avaient pas de quoi se vêtir. Le service des étapesétabli dans la France , pour les troupes qui la par-couraient, avait manqué Souvent, parce que lesfournisseurs ne voulaient plus rien avancer. Lesdétachements partis des côtes de l’Océan pour ren-forcer l’armée d Italie , étaient arrêtés en roule.On avait vu même des hôpitaux fermés, et les mal-heureux soldats qui les remplissaient, expulsés del’asile que la république devait à leurs infirmités,parce qu’on ne pouvait plus leur fournir ni re-mèdes ni aliments. La gendarmerie était entière-