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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
ment désorganisée. N’étant ni vêtue, ni équipée,elle ne faisait presque plus son service. Les gen-darmes, voulant ménager leurs chevaux, qu’onne remplaçait pas, ne protégeaient plus les routes;les brigands, qui abondent à la suite des guerresciviles, les infestaient. Ils pénétraient dans lescampagnes, et souvent dans les villes, et y com-mettaient le vol et l’assassinat avec une audaceinouïe.
Tel était donc l’état intérieur de la France . Lecaractère particulier de cette nouvelle crise, c’étaitla misère du gouvernement au milieu d’un retourd’aisance chez les particuliers. Le Directoire ne vi-vait que des débris du papier et de quelques mil-lions que ses armées lui envoyaient de l’étranger.Le général Bonaparte lui avait déjà envoyé 30 mil-lions, et cent beaux chevaux de voiture pour con-tribuer un peu à ses pompes.
Il s’agissait de détruire maintenant tout l’écha-faudage du papier-monnaie. Il fallait pour celaque le cours n’en fût plus forcé, et que l’impôtfût reçu en valeur réelle. On déclara donc,le 28 messidor (16 juillet), que tout le mondepourrait traiter comme il lui plairait, et stipuleren monnaie de son choix; que les mandats ne se-raient plus reçus qu’au cours réel, et que ce coursserait tous les jours constaté et publié par làtrésorerie. On osa enfin déclarer que les impôtsseraient perçus en numéraire ou en mandats aucours; on ne fit d’exception que pour la contri-bution foncière. Depuis la création des mandats,on avait voulu la percevoir en papier, et non plusen nature. On sentit qu’il aurait mieux valu lapercevoir toujours en nature, parce qu’au milieudes variations du papier, on aurait au moins re-cueilli des denrées. On décida donc, après de lon-gues disçussions, et plusieurs projets successive-ment rejetés chez les Anciens, que, dans lesdépartements frontières ou voisins des armées, laperception pourrait être exigée en nature; quedans les autres elle aurait lieu en mandats aucours des grains. Ainsi, on évaluait le blé en 1790à 10 fr. le quintal; on l’évaluait aujourd’hui à80 fr. en mandats. Chaque dix francs de cotisa-tion, représentant un quintal de blé, devait sepayer aujourd’hui 80 fr. en mandats. Il eût étébien plus simple d’exiger le payement en numé-raire ou mandats au cours ; mais on ne l’osa pasencore ; on commençait donc à revenir à la réalité,mais en hésitant.
L’emprunt force n’était point encore recouvré.
L’autorité n’avait plus l’énergie d’arbitraireaurait pu assurer la prompte exécution d une Preille mesure. Il restait près de 300 niill'° nSpercevoir. On décida qu’en acquittement ue ^ ^prunt et de l’impôt, les mandats seraient r ^au pair, et les assignats à cent capitaux po» r , smais pendant quinze jours seulement, et q u a 'ce terme, le papier ne serait plus reçu qu’au c ^C’était une manière d’encourager les retarda »à s’acquitter.
La chute des mandats étant déclarée, il n jplus possible de les recevoir en payement iu ta ° ütdes biens nationaux qui leur étaient aff eC * cSla banqueroute qu’on leur avait prédite, c ® naux assignats, devenait inévitable. On avad ornoncé, en effet, que les mandats énn s P^,2 milliards 400 millions, tombant fort aU ' ?sous de cette valeur, et ne valant plus q ue ef5 cents millions, l’Etat ne voudrait plus
la valeur promise des biens, c’est-à-dire
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liards 400 millions. On avait soutenu I e ^traire dans l’espoir que les mandats se i |ial ^ Ilt 3draient à une certaine valeur; mais 10® j ûirtombant à 5 ou 6 fr., l’État ne pouvait pl 11 ^ 50ner une terre de 100 francs, en 1790, et ))C s.à 40 francs aujourd’hui, pour 5 ou 6 * r * u j)ieC’était là l’espèce de banqueroute qu’avaie nt ; , u5les assignats, et dont nous avons explil' 1 ^ a ii-haut la nature. L’État faisait là ce que : >jourd’hui une caisse d’amortissement, q ul ‘j’ U nOau cours de la place, et qui, dans le caS gObaisse extraordinaire, rachèterait pcut-cj ra c e,ce qui aurait été émis à 80 ou 90. En consefiil fut décidé le 8 thermidor (26 juillet) q» enier quart des domaines nationaux soumis ^ je»depuis la loi du 26 ventôse (celle qui cre c0l jj'S,mandats), serait acquitté en mandats au gor01 ts égaux. Comme il avait ^ ar tnnssionné pour 800 millions de biens,
était de 200 millions.
On touchait donc à la fin du papiei
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On se demandera pourquoi on fit ce s
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ont commandées. La cr
de mandats, qui eurent si peu de duree e* ^ c ecès. En général, on juge trop les mesure
genre indépendamment des circonstances J( s,
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