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DIRECTOIRE (1796).
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“yne. Le provéditeur de Bergame armait secrète-' l< * n 1 E'S paysans superstitieux et braves du Berga-as que. Des fonds étaient recueillis par la doublel ® des contributions et des dons volontaires.
I . ° na parte pensa que, dans le moment, il fal-'*1 dissimuler avec tout le monde, traîner les8°eiations en longueur, chercher à ne rien con-t ., Ure i paraître ignorer toutes les démarches hos-i, e ?’ jusqu’à ce que de nouveaux combats eussentute en Italie ou notre établissement ou notreJ, S1 °n. Il fallait ne plus agiter les questions° n avait à traiter avec Gènes; et lui persuaderde î" 1 c °ntent des satisfactions obtenues, afin^ a retrouver amie en cas de retraite. 11 fallaitQ ? as Mécontenter le duc de Toscane , par la con-qu’on tenait à Livourne . Bonaparte ne croyaitpj, Sa «s doute qu’il convînt de laisser un frère dep ^Pereur dans ce duché, mais il ne voulait pointç ar Mer encore. Les commissaires du Directoire ,p^’eau et Salicetti , ayant rendu un arrêté pourp re Partir les émigrés français des environs des ^°ui'ne, Bonaparte leur écrivit une lettre, où,dgarcl pour leur qualité, il les réprimandaitVo ^ rei uent d’avoir enfreint leurs pouvoirs, et d’a-dan ln< ' conte nté le duc de Toscane en usurpanty , s es Etats l’autorité souveraine. A l’égard de| ç ^ Se i il voulait aussi garder le statu quo. Seu-n s ,1 - 1 ’ ^ se plaignait très-hautement de quelques’^tif SlUats comm i s sur l ( ' s routes, et des prépa-rât S vo yait faire autour de lui. Son but, ens e j^ant querelle ouverte, était de continuer àti 1(; it 1IC nourr * r ’ et de se ménager un motif de, ioti ;*la république à l’amende de quelques mil-V;i[ n s d triomphait des Autrichiens. « Si je suis%t e ^ Ueur ’ écrivait-il, il suffira d’une simple esta-^° Ur terminer toutes les difficultés qu’on me
U » C ^ UUe au de Milan était tombé en son pouvoir,fille rr ^ SOn s’était rendue prisonnière; toute Bar-il a avait été transportée devant Mantoue , où>CLt uni un matériel considérable. Il aurait1;, “ ac hever le siège de cette place, avant queO e Ue armée autrichienne arrivât pour lalr l Mais il avait peu d’espoir d’y réussir. Illf ° u Pe au blocus qu’un certain nombre defièv r „ la dispensablement nécessaire, à cause des
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tait désolaient les environs. Cependant il -
de Ces ! ’ lacc de très-près, et il allait essayer unel'ctidg Sur P r ises qui, suivant ses expressions, dé-de s 111 d’une oie ou d’un chien; mais la baisselx du l ac empêcha le passage des bateaux
qui devaient porter des troupes déguisées. Dès lors,il renonça pour le moment à se rendre maître deMantoue ; d’ailleurs Wurmser arrivait, et il fallaitcourir au plus pressant.
L’armée, entrée en Italie avec trente et quelquesmille hommes environ, n’avait reçu que de faiblesrenforts pour réparer ses pertes. Neuf mille hommeslui étaient arrivés des Alpes . Les divisions tiréesde l’armée de Hoche n’avaient point encore pu tra-verser la France . Grâce à ce renfort de neuf millehommes, et aux malades qui étaient sortis des dé-pôts de la Provence et du Var , l’armée avait réparéles effets du feu, et s’était même renforcée. Ellecomptait à peu près quarante-cinq mille hommes,répandus sur l’Adige et autour de Mantoue , aumoment où Bonaparte revint de sa marche dans lapéninsule. Les maladies que gagnèrent les soldatsdevant Mantoue la réduisirent à quarante ou qua-rante-deux mille hommes environ. C’était là saforce au milieu de thermidor (fin de juillet). Bo-naparte n’avait laissé que des dépôts à Milan , Tor-tone, Livourne . Il avait déjà mis hors de combatdeux armées, une de Piémontais et une d’Autri-chiens ; et maintenant il avait à en combattre unetroisième plus formidable que les précédentes.
Wurmser arrivait à la tête de soixante millehommes. Trente mille étaient tirés du Rhin , et se
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composaient de troupes excellentes. Le reste étaitformé des débris de Beaulieu, et des bataillonsvenus de l’intérieur de l’Autriche . Plus de dix millehommes étaient enfermés dans Mantoue , sanscompter les malades. Ainsi l’armée entière se com-posait de plus de soixante et dix mille hommes.Bonaparte en avait près de dix mille autour de Man-toue , et n’en pouvait opposer qu’environ trentemille aux soixante qui allaient déboucher du Tyrol.Avec une pareille inégalité de forces, il fallait unegrande bravoure dans les soldats, et un génie bienfécond dans le général, pour rétablir la balance.
La ligne del’Adige , à laquelle Bonaparte atta-chait tant de prix, allait devenir le théâtre de lalutte. Nous avons déjà donné les raisons pour les-quelles Bonaparte la préférait à toute autre. L’A-dige n’avait pas la longueur du Pô ou des fleuvesqui, se rendant dans le Pô, confondent leur ligneavec la sienne ; il descendait directement dans lamer, après un cours de peu d’étendue ; il n’étaitpas guéable, et ne pouvait être tourné dans leTyrol, comme la Brenta, la Piave, et les fleuvesplus avancés vers l’extrémité de la haute Italie .Ce fleuve a été le théâtre de si magnifiques événe-